Revues de presse FNAIM
Restez informé, abonnez-vous vous au flux RSS
Retrouvez chaque semaine une synthèse de l'actualité du secteur de l'immobilier et de l'habitat, en parcourant les titres de la presse quotidienne, des magazines et des sites spécialisés sur internet.
Revues de presse 2009
Après la tempête
Après la tempête
Le drame provoqué par la tempête Xynthia a relancé le débat sur l'urbanisation des zones inondables. Depuis une semaine, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer un durcissement des règles de construction sur le littoral.
Un rapport à ce sujet doit être remis au président de la République dans les jours qui viennent. Mais dès le 1er mars, Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat chargée de l'Écologie, s'exprimait sur LCI : « Je suis pour durcir les règles. Il y a des zones où l'on ne peut absolument pas construire». Évoquant la polémique qui enfle dans les communes dévastées, le JDD du 6 mars mentionne « un rapport de la DDE de Vendée rendu public en 2008. L'étude avait souligné les risques de submersion pour 3 000 maisons de La Faute-sur- Mer bâties derrière (...) des digues âgées de 80 ans et mal entretenues ». Interrogé quelques jours plus tôt sur le site Internet de l'Express, Nicolas Gérard Camphuis rappellait également qu'« aujourd'hui, on estime qu'entre
5 000 et 7 000 communes n'ont pas de PPRI (Plan de prévention du risque inondation) alors que la loi les instaurant a déjà plus de 15 ans ». Ledirecteur du Centre européen de prévention du risque d'inondation soulignait toutefois que ce risque « ne sera (...) jamais de zéro sauf à détruire toutes les maisons du littoral, même celles que l'on pense abritées par les digues... »
Diagnostic électrique : bilan positif
Un an après sa mise en place, le premier bilan du diagnostic électrique est largement positif, selon deux études menées par la TNS-Sofres et l'Onse (Observatoire national de la sécurité électrique). Ainsi, précise Batiactu le 2 mars, les « deux tiers des diagnostics effectués font apparaître des points d'insécurité sur l'installation électrique, et (...), dans 96% des logements concernés, les propriétaires déclarent que les travaux de mise en sécurité ont été ou seront effectués ». Les anomalies les plus fréquemment constatées concernent les installations de mise à la terre, la vétusté des matériaux et les locaux contenant une baignoire ou une douche.
Les vingt villes les plus chères
Tokyo (2 986 € par mois), Caracas (2 927 €) et Abu Dhabi (2 221 €) sont les trois villes où les loyers sont les plus chers du monde. C'est ce qui ressort d'une étude menée par Eca International sur les logements d'environ 80 m² dans 132 villes de 66 pays. « Globalement, la tendance générale est à la baisse, explique l'édition en ligne de l'Expansion du 2 mars, les loyers de ce type d'appartements ont reculé de 3% dans le monde et de 5% en Europe depuis un an. Paris fait exception avec des prix de location qui stagnent ». Avec une moyenne de 1 650 € par mois, la capitale se classe au 7ème rang mondial et au 3ème rang européen, loin cependant de Moscou (2 100 € dans les quartiers d'expatriés) et Londres (1 900 € malgré une baisse de 200 € par rapport à l'année précédente).
Suite (+)Nouveaux signes de redémarrage
Nouveaux signes de redémarrage
Près du quart des Français affirme vouloir réaliser un projet immobilier dans les deux ans qui viennent. Coût du logement et durée d'endettement sont toutefois revus à la baisse par rapport aux années précédentes.
24% des Français ont l'intention de réaliser un projet immobilier dans les deux ans qui viennent, selon le 4ème baromètre annuel du Crédoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie. Ils n'étaient que 19% dans ce cas l'année dernière et 22% en 2007. « 35% des sondés, souligne le Nouvel Obs dans son édition en ligne du 22 février, estiment que les conditions pour accéder à la propriété sont aujourd'hui favorables, contre seulement 25% un an plus tôt ». Baisse des prix et surtout des taux expliquent ce regain d'intérêt. Toutefois, ajoute le même jour, Challenges.fr, « pas question pour autant de s'endetter lourdement : les personnes interrogées ne sont plus que 24% à vouloir emprunter sur 25 ans ou plus, contre 34% en 2009. Le montant d'achat prévu est aussi plus faible qu'en 2009 ».
Pronostics déjoués
Les derniers résultats publiés sur la région Ile-de-France confirment d'ailleurs que les acheteurs ont repris le chemin des agences en 2009. Le Monde daté du 25 février évoque ainsi un « quatrième trimestre particulièrement dynamique (+ 44% par rapport au trimestre correspondant de 2008, le pire de la crise immobilière), qui a compensé la léthargie du début d'année. » Côté prix, la baisse moyenne aura donc été limitée à 5,6%, bien loin des pronostics alarmistes de certains économistes. Dans le détail, précise Le Figaro du même jour, on constate « un recul de 4,5% pour les appartements et de 7,5% pour les maisons. Une baisse moins importante toutefois que certains l'avaient imaginée. » Les observateurs s'attendent donc désormais à une poursuite du redressement de l'activité et à une stabilité globale des prix.
BPCE : fin du pôle immobilier
Né du rapprochement entre Banque Populaire et Caisse d'épargne, le groupe BPCE va démanteler son pôle immobilier. François Pérol l'a confirmé le jour de l'annonce des résultats du 2ème groupe bancaire français. « La vente de plusieurs filiales, dont l'administrateur de biens Foncia (...) est bien à l'étude », explique ainsi Le Parisien du 25 février. « Le promoteur Nexity, les parts dans Maison France Confort, dans Eurosic ou dans le courtier Meilleurtaux ont [également] vocation à être cédés, à terme », complètent le lendemain Les Échos. Le groupe conservera, en revanche, le Crédit Foncier.
Suite (+)Luxe : la pierre parisienne a la cote
Luxe : la pierre parisienne a la cote
Dans la capitale, la demande est à nouveau très forte pour l'immobilier haut de gamme, et les prix semblent repartir à la hausse.
Après à peine plus de six mois d'attentisme, le marché de l'immobilier haut de gamme parisien est reparti à la hausse depuis plus d'un an. C'est le constat dressé par le groupe Barnes, spécialisé dans la vente de biens supérieur à 1 million d'euros. L'Express.fr énumère les raisons de cette bonne santé dans son édition du 16 février : « forte demande, (...) taux bancaires historiquement bas et (...) retour de la confiance sur les marchés financiers ». Un bien situé quai Anatole France, dans le 7ème arrondissement, a donc trouvé preneur à 51.000 €/m². Précision apportée le 19 février par le nouvelObs.com : « La moitié des transactions entre 1 et 5 millions d'euros ont été réalisées par des acquéreurs étrangers en 2009 ». Ils n'étaient que 30% l'année précédente. « L'arrondissement le plus prisé par les étrangers, ajoutent les Échos, est le 6ème : ils y représentent près de 50% des acheteurs (48,7%). Il est suivi par le 5ème (37,5%) et le 7ème (36,2%). »
Le redémarrage des maisons
Après deux années de baisse consécutive, les ventes des maisons individuelles neuves se sont redressées en 2009. Les chiffres de l'Union des maisons françaises, repris par le Figaro du 16 février, sont sans équivoque : « Avec une hausse de 8%, qui a permis d'atteindre le score de 172.000 unités (...), plus d'un logement neuf sur deux est une maison individuelle ». Ce rebond tient toutefois largement aux mesures de relance à destination des ménages modestes, et le président de l'UMF reconnaît dans le Parisien du 22 février que « le secteur est sous dialyse des aides gouvernementales ». La fin du prêt à taux zéro, programmée en juin, et la suppression, prévue au terme de l'année 2010, du Pass foncier, inquiètent donc les professionnels.
Lutter contre l'insalubrité
Sébastien Huyghe, député du Nord, vient de déposer un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre les logements insalubres. Comme le relate Libération du 18 février, le texte « vise à instituer des astreintes allant de 50 à 500 euros par jour, pour obliger les propriétaires d'immeubles insalubres ou dangereux à effectuer les travaux nécessaires de remise aux normes ». « La législation, précise le même jour Batiactu, permet déjà aux préfets de faire réaliser ces travaux d'office, aux frais du propriétaire ». Mais, à en croire Sébastien Huyghe, cité par 20 minutes, « la procédure actuelle prend trop de temps, généralement entre deux et quatre ans. »
Suite (+)Banques : nombre record de plaintes
Banques : nombre record de plaintes
Depuis 2001, les clients mécontents de leur banque peuvent se plaindre devant la Médiation bancaire. Les statistiques, publiées la semaine dernière, montrent qu'ils ne l'ont jamais autant fait qu'en 2008.
28.724 plaintes ont été déposées en 2008 par des particuliers mécontents auprès de la Médiation bancaire, soit une hausse de 15,7% par rapport à l'année précédente. Cette hausse, explique la Tribune du 8 février « s'explique en partie par l'extension, depuis 2007, des compétences de la médiation bancaire aux litiges concernant les crédits ». Représentant près du quart des plaintes (23%), la gestion des opérations de crédit constitue d'ailleurs le premier motif de protestation. Mais toutes les plaintes n'aboutissent pas, comme le souligne le lendemain le Progrès : « les médiateurs ont donné raison dans 53 % des cas aux banques, et non pas aux clients mécontents. Seules 30 % des requêtes ont abouti à une décision totalement favorable au client ».
Un retour timide
En tout cas, depuis quelques mois, les banques semblent recommencer à accorder des crédits relais. C'est le constat des courtiers interrogés par les Echos du 12 février. Selon le quotidien économique, les établissements financiers « peuvent prêter de 70% à 80% de la valeur du logement à vendre, contre 60% au mieux au plus fort de la crise ». Encore faut-il que le demandeur soit en passe de signer une promesse de vente. Par ailleurs, la tendance vaut surtout pour le marché parisien. Le même jour, le Blog Finance lance donc un avertissement : « Attention, à l'inverse, en Province, où les délais ne sont pas les mêmes et où le crédit-relais peut encore se révéler dangereux. » Dans tous les cas, le blog recommande donc de faire estimer le bien à vendre par un agent immobilier afin de ne pas surévaluer son budget.
Statut fragilisé
28,4% des ménages de la classe moyenne inférieure ont perdu leur statut de propriétaire à l'occasion de leur dernier déménagement. C'est ce que révèle une étude « menée en 2009 auprès de 4000 actifs âgés de moins de 65 ans par deux chercheurs de l'université Paris-Dauphine », que le nouvel Obs reprend sur son site Internet, le 11 février. L'étude définit trois catégories de classes moyennes en fonction des revenus. Toutes partagent des caractéristiques que détaille le Monde : elles « habitent plus souvent dans les villes (25,1 %) et en banlieue (35,9 %) que dans le périurbain. Elles sont plus souvent propriétaires (51,7 % contre 39,4 %) et deux fois moins locataires du parc social (7,8 % contre 15,2 %) que le reste de la population active. » Mais derrière cette apparente unité, se cachent d'importantes disparités. Le taux de propriété passe par exemple de 39,8% pour la classe moyenne inférieure à 63,5% pour la classe moyenne supérieure.
Suite (+)Paris sera toujours Paris
Paris sera toujours Paris
Le marché immobilier parisien n'a rien perdu de son attrait. Une société de conseil britannique fait même de la capitale la troisième ville la plus attractive d'Europe.
C'est PricewaterhouseCoopers qui l'affirme : Paris est, aux yeux des investisseurs immobiliers, l'une des trois villes les plus attractives d'Europe, juste derrière Munich et Hambourg, mais devant Londres, Vienne ou Milan. Le cabinet, explique NouvelObs.com le 2 février, « s'appuie sur plus de 600 interviews conduites auprès des principaux acteurs de l'immobilier en Europe [...et sur] deux critères : la performance des investissements existants et l'attractivité pour des acquisitions à venir. » Pour ces investisseurs, ajoute le même jour Capital.fr, « le marché immobilier parisien reste, avant tout, l'un des plus sûrs en Europe. Bureaux, commerces, résidentiel... à leurs yeux la pierre parisienne demeure solide, car soutenue par une activité économique diversifiée - services, industries, services publics... »
Neuf : accession en panne
Les mesures de soutien ont dopé les ventes de logements neufs l'an dernier. La Fédération des promoteurs constructeurs a communiqué ses chiffres par la voix de son président, Marc Pigeon, notamment repris le 5 février par l'Expansion.com : « L'année dernière, nous avons construit 105.000 logements. En comparaison avec 2008, l'année de la crise, cela représente une hausse de 30%. Mais par rapport à 2007, que l'on peut qualifier d'année où l'on répondait aux besoins, c'est une baisse de 20%. » Le Monde daté du même jour relaie un autre sujet d'inquiétude pour Marc Pigeon : « Seuls 35 000 accédants à la propriété ont acheté un logement neuf : le plus bas score depuis 1995 ». Dans France Soir, la FPC demande donc « une révision urgente des dispositifs en faveur de l'accession à la propriété qu'il convient d'aménager ou de réorienter pour une meilleure efficacité ».
Les Européens inquiets
Le montant des crédits immobiliers et des factures énergétiques est au coeur des préoccupations européennes. C'est en tout cas ce qui ressort du baromètre sur le climat social que vient de présenter la Commission européenne. L'étude, précise le Figaro dans son édition en ligne du 2 février, a été « réalisée en mai et juin 2009, auprès de 26.756 Européens de 30 pays », dont 70% sont propriétaires de leur logement. Selon un expert de la Commission, cité le lendemain par BatiActu, « ces résultats montrent que les autorités doivent agir sérieusement pour améliorer l'efficacité énergétique des logements ». C'est en Espagne, durement touchée par l'éclatement d'une bulle immobilière, que les taux de mécontentement et d'inquiétude sont les plus forts.
Suite (+)Isolation : une nouvelle aide annoncée
Isolation : une nouvelle aide annoncée
Pour contrebalancer la hausse des prix du gaz et de l'électricité, le gouvernement va aider les ménages les plus modestes à améliorer l'isolation de leur logement.
Le gouvernement a présenté la semaine dernière un plan de lutte contre la précarité énergétique. 20minutes.fr rappelle le 26 janvier que « selon l'Anah 300.000 personnes sollicitent chaque année le fonds de solidarité logement pour payer leurs factures d'électricité ». Pour venir en aide à ces ménages, précise le même jour capital.fr, « 1,25 milliard d'euros - financés notamment par l'Agence nationale de l'habitat, l'Ademe et le grand emprunt - seront débloqués pour subventionner, d'ici à 2017, les travaux d'isolation de 300.000 logements en situation de forte précarité. » « L'Aide de solidarité énergétique, ajoute Métro, s'élèverait à 3000 euros plus 25% du coût des travaux, pour les 10% des foyers les plus modestes ». Concrètement, elle représentera donc environ les deux tiers du montant des travaux, le reste pouvant être financé par des dispositifs comme l'éco-prêt à taux zéro.
Toujours une priorité
L'amélioration des conditions de logement reste d'ailleurs, plus que jamais, une priorité. Selon la Fondation Abbé Pierre, qui vient de rendre public son rapport annuel, 3,5 millions de personnes, dont 600.000 enfants, étaient mal ou non logées l'an dernier. « « A ce chiffre, explique un responsable de la Fondation dans les Échos du 1er février, il faut rajouter 6 millions de personnes en situation de grande précarité qui peuvent basculer au moindre accident dans le mal-logement ». Pour remédier à cette situation, il préconise donc de taxer les logements vacants.Une autre solution est connue : construire davantage de logements puisque, rappelle le JDD dans son édition en ligne, « une part de ces difficultés découle de la pénurie d'habitations. La France manque de plus de 900.000 logements, selon le rapport ».
Construction en panne
Les derniers chiffres communiqués par le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer ne vont pourtant pas dans ce sens. « Le nombre de permis de construire de logements neufs a chuté de 17,8% en France en 2009, à 397.310 unités », révèle en effet le Nouvel Obs, sur son site Internet, le 26 janvier. Il faut remonter à fin 2003 pour trouver un cumul sur douze mois aussi bas. « Le nombre des mises en chantier, poursuit le même jour lefigaro.fr, est lui aussi en repli à 333.000 logements en 2009, soit 16,7 % de moins qu'en 2008. » Plusieurs observateurs soulignent cependant, notamment sur le site de l'Express, « un lent mouvement de reprise amorcé en cours d'année ».
Suite (+)Logement social : bons chiffres et inquiétudes
Logement social : bons chiffres et inquiétudes
Le nombre de logements sociaux financés l'an dernier a sensiblement augmenté pour retrouver un niveau qui n'avait plus été atteint depuis une vingtaine d'années. Mais des inquiétudes demeurent pour les années à venir.
Près de 120.000 logements sociaux ont été financés l'an dernier, dont 93.000 destinés à la location, soit une hausse de 30% par rapport à 2008. « L'effort, indique capital.fr dans son édition du 21 janvier, a été particulièrement marqué dans les zones souffrant d'un important déséquilibre entre l'offre et la demande ». Malgré ces chiffres, qui n'avaient pas été atteints depuis près de 20 ans, l'Union sociale pour l'habitat (USH) s'inquiète, raconte Le Figaro du même jour, « d'un désengagement financier de l'État et de l'idée de vendre des logements existants "dans des secteurs dits moins tendus" pour financer la construction de nouveaux immeubles ». Le secrétaire d'Etat au logement se veut toutefois rassurant. Cité le lendemain par le Moniteur.fr, Benoist Apparu « rappelle que nous nous inscrivons dans une programmation triennale jusqu'en 2011. 2010 sera une année de négociation pour préparer la prochaine programmation ».
Électricité à la hausse ?
La direction d'EDF souhaite pouvoir augmenter ses tarifs de 24% d'ici 2015. C'est en tout cas ce qu'affirment Les Echos du 25 janvier. Le quotidien économique explique notamment que « le groupe prévoit 24 milliards d'euros de dépenses pour prolonger la durée de vie de ses centrales. Pour lui, le financement doit venir des clients ». De son côté, le groupe dément « catégoriquement » avoir formulé une demande d'augmentation au gouvernement. Le Figaro se souvient pourtant que « l'ancien président d'EDF, Pierre Gadonneix, avait milité pour une augmentation des tarifs de l'électricité d'environ 20% sur trois ou quatre ans. Cette revendication lui avait coûté son poste ». L'Express.fr replace le débat dans un contexte plus large. Pour le magazine en ligne, « tout l'enjeu consisterait à obtenir des garanties sur l'évolution des tarifs pour les particuliers mais aussi à s'assurer que [le groupe] ne devra pas brader l'électricité d'origine nucléaire qu'il sera contraint de vendre à ses concurrents ».
Ascenseurs parisiens
Plus consensuel, Batiactu signale le 19 janvier que « le Conseil de Paris a entamé mardi les travaux de la mission d'information sur la situation des ascenseurs parisiens ». Audits de locataires, de propriétaires et de constructeurs doivent conduire à la rédaction d'un rapport. La newsletter annonce qu'il sera remis « à Bertrand Delanoë avant le 15 mai prochain pour une inscription à l'ordre du jour du Conseil de juin ».
Suite (+)L'IRL en baisse
L'IRL en baisse
Les loyers ne pourront pas être revus à la hausse en ce début d'année : l'indice de référence (IRL) qui sert à calculer leur augmentation annuelle est en baisse pour la première fois depuis sa création en 2008.
« Le nouvel indice, nous rappelle la Tribune du 14 janvier, correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Il est calculé sur une référence 100 au quatrième trimestre de 1998 ».Pour la première fois, son évolution annuelle est négative. « Au quatrième trimestre 2009, précise le même jour Capital.fr, l'indice de référence des loyers (IRL), a reculé de 0,06% sur un an à 117,47, selon l'Insee ». Sous certaines conditions, les locataires dont le loyer est révisé à cette période de l'année sont donc en droit de demander à leur bailleur d'appliquer cette baisse. Mais, comme le souligne le lendemain la Tribune, ce n'est pas forcément un bon calcul, dans la mesure où il est possible de remonter cinq ans en arrière : « Il arrive ainsi à des propriétaires de ne pas appliquer les différentes hausses. (...) Si le locataire demande la baisse de 0,06% cette année, le propriétaire sera, lui, en droit de tenir compte des éventuelles révisions à la hausse qu'il n'avait pas exigées à l'époque ».
Reprise en douceur
La FNAIM a publié ses statistiques pour l'an dernier. Selon la Fédération, les prix de l'immobilier ancien ont reculé de 4,9% l'an dernier. « Le recul, précise 20 minutes dans son édition en ligne, est plus marqué sur le marché des maisons (- 10,2 %) que sur celui des appartements (- 5,4 %) ». Les prix n'ont toutefois pas connu de chute brutale, comme le souligne l'Express.fr du 12 janvier : « Ils ont même subi une légère pression à la hausse : après avoir atteint leur point bas au 1er trimestre 2009, ils ont ensuite progressé de 3,2 % jusqu'au quatrième trimestre 2009, passant de 2 345 euros le mètre carré en moyenne à 2 421 euros. » S'appuyant sur analyse de 5000 transactions par mois, René Pallincourt, le président de la FNAIM, prévoit dans les Echos datés du même jour « une reprise en douceur, avec la barre des 600.000 opérations dépassées en 2010, sans forte tension sur les prix ni à la hausse ni à la baisse et qui pourraient du coup évoluer entre -3% et +3%. »
Détecteurs obligatoires
L'installation de détecteurs de fumée sera bientôt obligatoire dans l'ensemble des logements. Le principe en a été adopté en commission mixte paritaire et n'a plus qu'à être entériné par les députés et sénateurs. Un projet de loi similaire avait déjà été déposé en 2005 et, se souvient le Moniteur.fr du 13 janvier, « le Conseil constitutionnel avait même invalidé l'article 41 de la loi Boutin du 25 mars 2009 » qui instaurait déjà cette obligation. Il y a pourtant urgence, explique Ouest-France le lendemain : « Le nombre d'incendies a doublé au cours des 20 dernières années avec un incendie toutes les deux minutes, plus de 10.000 blessés et 800 morts par an, dont 80 à 90% dans des feux d'habitation. »
Suite (+)Les taux à la loupe
Les taux à la loupe
Le niveau historiquement bas des taux d'intérêt a contribué à soutenir le marché immobilier en 2009. Mais les observateurs s'attendent à voir le coût du crédit remonter dans les mois qui viennent.
Le taux moyen des crédits immobiliers se situait, selon une étude de Crédit Logement / CSA, à 3,80% en décembre 2009, contre 3,77% en novembre. Le chiffre est détaillé dans l'édition en ligne de Capital : « 3,85% pour un emprunt sur 15 ans, 4% sur 20 ans et 4,20% sur 25 ans. La baisse semble donc devoir s'interrompre. D'autant que, comme le relate la Tribune le 6 janvier, « le taux de refinancement de la banque centrale européenne pourrait augmenter de 0,5 point (...). Il s'établirait ainsi à 1,5% en décembre 2010 ». Reste que cette éventuelle remontée interviendrait après une période extrêmement favorable aux emprunteurs, que rappelle l'Observatoire du financement des Marchés résidentiels, cité par le Figaro du 5 janvier : « Les taux moyens des crédits immobiliers aux particuliers étaient de 3,93% au troisième trimestre 2009, 4,18% au deuxième trimestre, 4,55% au premier trimestre et 5,07% au quatrième trimestre 2008 ».
Les deux inconnues de 2010
Observateurs et médias s'interrogent donc sur les perspectives pour l'année qui débute. Selon l'analyse de France-Soir, le 7 janvier, « tout dépendra de deux facteurs. Le premier, c'est l'incertitude économique et en particulier la montée du chômage. Le second, c'est celui des taux d'intérêt, autrement dit celui des prêts. » La veille, les Echos se montraient plus affirmatifs : le prix des logements anciens devrait augmenter en 2010 ». En effet, selon le quotidien économique, « les secondo-accédants », qui avaient déserté le marché, confirment leur retour ». Tendance également mise en avant sur le site Internet de l'Express, qui évoque lui aussi le retour des acheteurs « déjà propriétaires, qui estiment que la baisse est terminée et consentent à offrir leurs biens à des prix raisonnables pour trouver eux-mêmes un autre logement. »
Précarité énergétique
Un rapport sur la précarité énergétique a été remis le 6 janvier à Valérie Létard, secrétaire d'Etat au Développement durable. Le Monde daté du même jour souligne en effet que « 3,4 millions de ménages consacrent plus de 10 % de leur budget aux factures d'énergie, alors que la moyenne des foyers dépense sur ce poste 5,5 % de ses revenus. » Pour aider les 450.000 ménages les plus en difficulté, les rapporteurs, explique le lendemain Libération, « formulent neuf propositions, dont la mise en place d'un chèque énergie et la création d'un observatoire. Soit un plan de près de 4 milliards d'euros sur dix ans. » Dans le cadre du grand emprunt, 500 millions doivent être consacrés à ce dossier.
Suite (+)Plus près des étoiles
Plus près des étoiles
La plus haute tour du monde, 160 étages de logements et bureaux luxueux, a été inaugurée à Dubaï. Mais cette réalisation prestigieuse marque plus la fin d'une époque que le début d'une nouvelle ère.
« Haut de plus de 800 mètres et fort de plus de 160 étages, Burj Dubai devient le gratte-ciel le plus haut du monde et la fierté de Dubaï », s'enthousiasme le quotidien de l'émirat, cité par Courrier International, sur son site Internet, le 4 janvier. Vue le même jour par 20minutes.fr, la réalité est toutefois moins glorieuse : « L'émirat n'arrive plus à faire face à ses dettes depuis la fin novembre. Mi-décembre, son voisin Abu Dhabi (...) est venu à son secours in extremis, avec une aide de 10 milliards de dollars au groupe Dubai World. » Conséquence, rapportée par France Soir, « avec un prix de l'immobilier qui a chuté de moitié aux cours des douze derniers mois, (...) les chantiers laissés en suspens dans l'Emirat pullulent. » Selon ses promoteurs, la Burj Dubaï, qui a coûté 1,5 milliard de dollars, devrait toutefois être rentable dès cette année.
Année difficile pour le neuf
Sans commune mesure, 2009 aura également été une année difficile pour les logements neufs en France. Selon le ministère de l'Ecologie, cité le 30 décembre par Capital.fr, « au cours des douze derniers mois, de décembre 2008 à novembre 2009, les permis de construire de logements neufs ont chuté de 17,9% par rapport à la même période l'an passé ». La tendance est identique pour les mises en chantier, dont Le Figaro donne les chiffres : « Fin novembre, 332 588 logements collectifs et individuels étaient en cours de construction, soit 19% de moins qu'un an plus tôt. » Dans son édition en ligne, l'Expansion se veut malgré tout relativement rassurante. « Cette impressionnante chute (...) pourrait toutefois marquer le point le plus bas de la crise (...) Les ventes des promoteurs ont en effet bondi de 65,2% au troisième trimestre 2009, comparé à la même période de 2008. »
La taxe carbone repoussée
Le Conseil constitutionnel a invalidé la taxe carbone deux jours avant son entrée en vigueur. Cette taxe devait, à partir du 1er janvier, s'appliquer à tous les produits énergétiques d'origine fossile : pétrole, gaz, charbon... Mais les Sages, nous explique la Tribune du 31 décembre, « ont jugé que l'importance des exemptions totales de contribution carbone était contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créait une rupture d'égalité devant les charges publiques ». Le gouvernement travaille donc déjà sur un second texte. La nouvelle taxe, précisent Les Echos du 4 janvier, « sera intégrée dans le collectif budgétaire qui sera présenté en Conseil des ministres, le 20 janvier ». Elle doit être votée par l'Assemblée nationale et le Sénat dès février.
Suite (+)Budget 2010 : l'immobilier mis à contribution
Budget 2010 : l'immobilier mis à contribution
Le Parlement a adopté le projet de budget pour 2010. Plusieurs de ses dispositions touchent, directement ou indirectement, l'immobilier.
Le dispositif Scellier a, notamment, fait l'objet d'un ping-pong acharné entre députés et sénateurs. Finalement, les parlementaires ont décidé de reporter d'un an les modifications. « Les investisseurs, nous expliquent les Echos du 16 décembre, disposeront donc d'une réduction d'impôt de 25 %, l'an prochain, y compris s'ils acquièrent un logement fortement consommateur d'énergie. » En 2011, les investisseurs qui offrent ce type de logement à la location verront leur réduction d'impôt limitée à 15%. Le budget 2010 recèle par ailleurs de moins bonnes nouvelles. Le crédit d'impôt accordé sur les intérêts d'emprunt liés à l'achat de la résidence principale va ainsi être également lié à l'efficacité énergétique du logement.
Loi Tepa remaniée, plafond abaissé
L'an prochain, détaille Votreargent.fr, « pour les immeubles neufs ne répondant pas aux conditions BBC, le taux de la réduction ne sera plus de 40 % la première année mais de 30 % et le taux de 20 % pour les quatre années suivantes sera de 15 %. » Ces taux passeront, pour les mêmes types de biens acquis en 2011, à 25% et 15%, puis à 15% et 5% en 2012. Députés et sénateurs ont également décidé d'abaisser le plafond global des avantages fiscaux. Les nouveaux seuils sont précisés le 19 décembre, sur le site Internet de l'Alsace : « 20.000 euros + 8 % du revenu imposable ». Ce plafond, rappelle l'Express.fr, « avait été fixé l'an passé, dans le budget 2009, à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable. » Un amendement de dernière minute a cependant annulé ce durcissement pour les investissements réalisés dans les départements d'Outremer et les projets de rénovation (loi Malraux) démarrés avant le 1er janvier prochain.
Pas de hausse du gaz
Terminons sur une note positive : les prix du gaz resteront inchangés au 1er janvier 2010. Pourtant, souligne l'Expansion.com le 14 décembre, ils « auraient en théorie dû être révisés en hausse de 0,65 euro environ (+1,5%) pour prendre en compte la hausse des coûts d'approvisionnement de GDF Suez ». Toutefois, ajoute le lendemain le Nouvel Obs dans son édition en ligne, « le gouvernement a annoncé son intention de modifier le mode de fixation de ces tarifs, dans le but de rendre leur évolution plus prévisible ». Cette modification devrait offrir davantage de latitude à GDF Suez : « L'Etat, raconte le Parisien, ne donnera plus, une fois par an, qu'un cadre général d'évolution des prix. Ce sera ensuite au gazier français de proposer des hausses ou des baisses de tarifs que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) acceptera ou non. » Jusqu'à présent, ces tarifs réglementés, qui concernent neuf Français sur dix, sont révisés tous les trois mois.
Suite (+)Crédits : les courtiers gagnent du terrain
Crédits : les courtiers gagnent du terrain
Même s'ils n'ont pas été épargnés par la crise, les courtiers distribuent désormais le quart des crédits immobiliers en France. Et cette proportion pourrait encore doubler dans les années à venir.
Recul de l'activité oblige, les principaux courtiers ont subi une baisse de leur chiffre d'affaire en 2009. Mais, explique Challenges.fr le 8 décembre, ces intermédiaires chargés de négocier les crédits pour les particuliers auprès des banques « ont non seulement maintenu leurs positions mais les ont renforcées, pour assurer désormais 25 % de la distribution du crédit immobilier en France ». Le phénomène pourrait d'ailleurs encore s'amplifier, la France restant loin des chiffres enregistrés dans les autres pays européens, cités par les Echos : « En Grande-Bretagne, le taux d'intermédiation est supérieur à 65 %. Mais la tendance touche aussi les pays latins, avec 40 % en Italie et 50 % en Espagne ». Objectif affiché par les courtiers français pour les années à venir : doubler leur part de marché.
Patrimoine en hausse
Malgré la crise, le patrimoine des Français ne devrait pas avoir baissé en 2009, selon les dernières estimations du Bipe, conseil en stratégie spécialisé dans la prévision économique et la prospective, reprises par Capital.fr dans son édition du 7 décembre : « A quelque 10.200 milliards d'euros en valeur nominale, ce patrimoine devrait même se retrouver fin 2009 très légèrement au-dessus de son niveau de début d'année, après un recul de près de 3% en 2008 ». Dans le détail, précise le Figaro du 11 décembre, les Français ont notamment « continué à épargner dans la pierre (70 milliards d'euros) ». Pour l'an prochain, poursuit le jdd.fr, « le Bipe attend une augmentation similaire aux environs de 1% ». Il estime en outre que « les évolutions de prix d'actifs dans la croissance du patrimoine occuperont une place plus raisonnable que dans la dernière décennie ».
Une aide pour la TNT
Adoptée en deuxième lecture par le Sénat, la loi sur la fracture numérique prévoit une aide de 250 € pour les foyers qui ne pourront pas recevoir la télévision numérique par voie hertzienne. Ils sont nombreux, nous rappelle 01.net le 11 décembre : « le président du CSA a estimé que 500 000 foyers risquaient d'être privés de télévision après le passage définitif à la TNT, programmé pour la fin novembre 2011. » Le montant forfaitaire accordé doit permettre à ces foyers d'acquérir la parabole et le boîtier qui permettront de recevoir les programmes de la TNT par satellite. La loi adopte également le principe d'une autre aide destinée à favoriser l'accès au très haut débit via la fibre optique.
Suite (+)Loi Dalo : un droit difficile à faire valoir
Loi Dalo : un droit difficile à faire valoir
Adoptée en mars 2007, la loi sur le Droit au logement opposable, plus connue sous le nom de loi Dalo, est entrée dans sa phase juridique il y a un an. Mais sa mise en oeuvre reste difficile.
Depuis le 1er décembre 2008, rappelle Le Nouvel Observateur sur son site Internet, « cette loi oblige l'Etat à offrir un "logement décent et indépendant" à toute personne qui en est privée, sous peine de devoir verser des astreintes. » Les ménages désignés prioritaires qui ne reçoivent pas de proposition dans les délais prévus par la loi peuvent donc saisir les tribunaux administratifs de leur propre chef. Alors que certains redoutaient un raz-de-marée, la réalité est toute différente, racontent Les Echos du 1er décembre : « Seuls 2.400 particuliers s'étaient lancés dans la démarche à la fin du mois de septembre ». « Ce résultat, affirme Le Monde daté du même jour, s'explique par la complexité et la lenteur du dispositif ». Face aux difficultés d'application du texte, le comité de suivi de la loi appelle donc le gouvernement à intensifier sa politique de logement social.
La sécurité en questions
L'observatoire de la Sécurité vient de faire réaliser une enquête par l'institut TNS Sofres sur la sécurité des logements en France. Il en ressort un paradoxe, mis en évidence le 4 décembre par Challenges.fr : « En 2009, 15 % des interrogés ont été victimes d'un cambriolage mais seulement 7 % d'entre eux ont, suite à cet incident, installé de nouveaux équipements de protection ». Comme le souligne Batiactu, le marché des systèmes de protection reste donc à conquérir, avec une priorité : « Bien sécuriser la porte d'entrée, symbole d'une frontière entre l'intérieur et l'extérieur ». La newsletter énumère donc les solutions de demain : porte digitale, clé dématérialisée, système intégré contrôlant simultanément les fonctions de sécurité et de confort de la maison...
Le coût de la taxe carbone
Toujours le 4 décembre, La Tribune a sorti la calculatrice pour estimer l'impact de la future taxe carbone sur les finances des copropriétés. Après de savants calculs, le quotidien économique en estime le surcoût à 7% de la facture énergétique des immeubles. D'où sa conclusion : « Pour récupérer son éco-taxe, il faudra donc réaliser au moins 7 % d'économies. C'est très faisable, dès 2010, en prenant quelques précautions simples ». Réglage de la chaudière, diminution des températures la nuit et calorifugeage des canalisations d'eau chaude se révèleront donc efficaces à court terme. A plus longue échéance, de l'aveu même du journal, des travaux de plus grande envergure seront inévitables.
Suite (+)Le bout du tunnel
Le bout du tunnel ?
Selon les chiffres du ministère de l'Écologie, près de 27.000 logements neufs ont été vendus au troisième trimestre 2009. Une embellie semble également se dessiner dans l'ancien.
Les 29.600 logements neufs vendus au troisième trimestre représentent un rebond de plus de 65% par rapport à la même période de l'an dernier. Dans le détail, précise Challenges.fr, « les ventes de logements en immeubles collectifs ont augmenté de 68 % tandis que celles des maisons ont progressé de 48,9 % par rapport au troisième trimestre 2008. » Dans le même temps, les mises en vente reculent d'un peu moins de 10% par rapport au troisième trimestre 2008. Résultat, souligné par le Point dans son édition en ligne du 24 novembre : « L'encours de logements neufs proposé à la vente a continué de baisser pour revenir à 74.816 logements au 30 septembre, en recul de 34,1% sur un an. » Par ailleurs, le recul des mises en chantier et des permis de construire a poursuivi sa décélération, tant sur trois mois que sur un an. Sur les douze derniers mois, il s'établit à 17,6% par rapport aux douze mois précédents.
Mieux que prévu
Tous les observateurs confirment la tendance décrite par la FNAIM une semaine plus tôt : la situation de l'ancien s'améliore également et, comme le précisent Les Echos dans leur édition du 26 novembre, « la stabilisation, voire le redressement, des prix de l'immobilier ancien depuis la rentrée se confirme ». Sur l'ensemble de l'année, la chute devrait être inférieure à 4,5%. Comme le remarque La Tribune, « nous sommes donc très loin des -20% ou -30% annoncés à la fin 2008 ». Autre signe de reprise, mis en exergue le même jour par Le Monde, « l'encours des crédits à l'habitat a, entre septembre 2008 et septembre 2009, progressé de 4 %. La crise financière paraissant jugulée, les banques se livrent une concurrence féroce et auraient même, depuis l'été, recommencé à prêter à perte ».
Décrets parus
Les décrets d'application fixant les modalités de participation des locataires aux travaux d'économies d'énergie ont été publiés la semaine dernière. Dans Le Figaro du 25 novembre, Benoist Apparu, le secrétaire d'État au logement, détaille les caractéristiques définitives des deux options : « L'économie d'énergie réalisée du fait des travaux est évaluée grâce à une étude thermique, et le locataire rétrocède alors une partie - pas plus de la moitié - du gain réalisé [...] Dans la deuxième option, le montant que le locataire restitue est fixé de manière forfaitaire : 10 euros pour les studios, 15 euros pour les 2 et 3 pièces et 20 euros au-delà ».
Suite (+)Retours vers le futur
Retours vers le futur
Parmi les sept priorités définies par la commission chargée de réfléchir à l'utilisation du futur grand emprunt, la construction de villes plus respectueuses de l'environnement.
Sur les 35 milliards d'euros qu'ils recommandent d'emprunter, Michel Rocard et Alain Juppé, qui présidaient la commission, suggèrent d'en consacrer 4 et demi à la ville du futur. Cet avenir, Le Figaro l'imagine dans son édition en ligne du 19 novembre : « Mieux aménagées, plus écologiques, les villes de demain, plus denses, devront être remodelées afin de rapprocher les zones de résidence des zones d'activité et faire refluer le tout voiture ». Plus prosaïque, France Soir nous explique le lendemain qu'« il s'agirait en particulier de mettre le paquet sur la rénovation de logements HLM considérés comme des passoires thermiques ». Deux milliards d'euros seraient alloués à cette rénovation, sous la forme de prêts à taux zéro sur quinze ans. Nicolas Sarkozy doit annoncer ses arbitrages sur l'utilisation du grand emprunt début décembre.
Zéro énergie
L'Europe aussi réfléchit à nos habitations de demain. A partir de fin 2020, tous les logements neufs devront donc être en grande partie alimentés par les énergies renouvelables, y compris l'énergie produite sur place ou à proximité. « Les États membres, relate le Moniteur.fr, devront élaborer des plans nationaux pour augmenter le nombre de bâtiments se rapprochant de la norme zéro énergie ».C'est en tout cas l'objectif avoué d'un accord entre le Parlement et le Conseil des ministres européens. Selon cet accord, précise le Journal de l'environnement du 19 novembre, « les bâtiments publics devront [même] respecter des normes proches du zéro énergie [dès la] fin 2018 ».
Un avenir incertain
Mais tout le monde n'envisage pas l'avenir avec autant de sérénité. Plus de la moitié des Français pensent ainsi qu'ils peuvent se retrouver un jour sans-abri. Interrogés par l'institut CSA pour le compte de l'association Emmaüs, ils sont 12% à considérer cette éventualité comme très possible, et 44% à penser que cela pourrait effectivement arriver. « En novembre 2007, à l'occasion du même sondage, rappelle le Nouvel Obs sur son site Internet, seules 4% des personnes interrogées jugeaient très possible de se retrouver à la rue et 43% estimaient que cela pourrait leur arriver ». Cette crainte de l'avenir, précise Batiactu le lendemain, est plus ou moins forte selon l'âge: « Ce sont les 30-49 ans qui craignent le plus de devenir sans-abri (70%) et particulièrement les 40-49 ans (75%). Les jeunes également ne sont pas rassurés puisque 62% d'entre eux s'estiment très vulnérables ». Les trois quarts des sondés se sentent par ailleurs solidaires des sans-abris.
Suite (+)Pas de changement immédiat pour la loi Scellier
Pas de changement immédiat pour la loi Scellier
Le projet de loi de finances pour 2010 prévoyait de toucher aux avantages fiscaux liés à la loi Scellier. Mais ce ne sera finalement pas pour tout de suite.
En effet, nous racontent les Echos du 13 novembre, la commission des Finances de l'Assemblée a décidé de maintenir à 25% le crédit d'impôt quel que soit le type de logement. Dans son projet initial, le gouvernement souhaitait « verdir » l'aide fiscale liée au dispositif Scellier en réduisant à 20% le crédit d'impôt pour les logements à forte consommation. « Il est primordial de maintenir la confiance des investisseurs », indiquent les deux auteurs de l'amendement voté par la commission. « Le gouvernement se dit prêt à en discuter, poursuit le quotidien économique, mais cherche un compromis pour que l'idée de verdissement fiscal soit préservée ». Il semble avoir été trouvé. Le taux actuel sera maintenu l'an prochain. A partir de 2011, un différentiel de 10 points est toutefois prévu pour favoriser la construction de logements basse consommation. Dans son édition en ligne du 13 novembre, le Point nous détaille le nouveau calendrier : « Concrètement, le crédit d'impôt sera donc de 25 % en 2011 et 20 % en 2012 pour les logements BBC et de 15 % en 2011 et 10 % en 2012 pour les logements non-BBC. »
Étiquette unique
Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l'association Qualitel adopteront dans le courant de l'année prochaine « une étiquette unique de mesure de la performance énergétique et environnementale » des logements, nous apprend Batiactu le 12 novembre. « Inspirée de celle que l'on trouve actuellement sur les produits de grande consommation », poursuit la newsletter, elle doit permettre aux différents acteurs de la construction et aux particuliers de mieux s'y retrouver au milieu des multiples certifications, normes, marques ou autres labels existant dans le secteur du bâtiment. « Six indicateurs seront pris en compte par cette étiquette harmonisée: gaz à effet de serre, production de déchets, énergie non renouvelable, eau, confort thermique et qualité de l'air intérieur », détaille le Journal de l'Environnement. Plus de 200.000 logements individuels et collectifs, ainsi que plus de 6 millions de mètres carrés de bâtiments non résidentiels sont à ce jour certifiés en France.
Des caméras dans les villes
Le gouvernement veut étendre la vidéo-surveillance dans toutes les villes de France. « Le nombre de caméras sur le territoire devrait ainsi passer de 20.000 à 60.000 d'ici deux ans », indiquele site Internet du Nouvel Obs le 12 novembre. Le Monde précise le même jour qu'un millier de ces nouvelles caméras seront installées à Paris. Le quotidien du soir souligne par ailleurs que « partisans et opposants s'affrontent [...] sur le terrain de l'efficacité de la vidéosurveillance ». Le coût total du projet s'élève à 28 millions d'euros.
Suite (+)Crédits immobiliers : l'amorce d'une reprise
Crédits immobiliers : l'amorce d'une reprise
Après des mois de baisse ininterrompue, la production de nouveaux crédits semble redémarrer pour les ménages, en particulier dans l'immobilier.
C'est en tout cas ce qu'indiquent les derniers chiffres publiés par la Banque de France. En septembre, en cumul sur douze mois, les banques ont ainsi prêté 82,8 milliards d'euros pour permettre aux ménages d'acquérir ou de faire construire leur logement, contre 81,2 milliards le mois précédent. « On reste tout de même loin des montants obtenus l'an passé, rappellent les Echos du 3 novembre : plus de 121,6 milliards d'euros avaient été décaissés sur un an en septembre 2008 ». C'est tout de même une bonne nouvelle, souligne le même jour le Figaro, d'autant que « cette embellie s'accompagne d'une baisse relative des taux d'intérêt, à 4,13% contre 4,14% le mois précédent ».
Dans l'attente
Il était temps, à en croire un sondage Ifop réalisé début octobre pour le compte de la FNAIM et détaillé par Batiactu, toujours le 3 novembre. « Pour une large majorité des sondés (80%), explique la newsletter, il est trop difficile d'obtenir un prêt immobilier » et 54% perçoivent les taux actuels comme non attractifs ». Conséquence immédiate, ils ne sont que 39% à juger le contexte économique favorable à l'acquisition d'un bien alors que 57% des personnes interrogées « considèrent que la baisse des prix arrive à son terme ». Au total, 6% des Français se déclarent tout de même prêts à acheter un bien immobilier dans l'année qui vient. Plutôt jeunes (25 à 34 ans) ou disposant de revenus élevés (plus de 3 000 € par mois), ils recherchent davantage un logement qu'un placement locatif.
L'exemple portugais
Le Monde s'interroge le 6 novembre sur les raisons qui ont amené certains pays à mieux résister que d'autres à la crise de l'immobilier. Le quotidien du soir cite notamment l'exemple du Portugal, qui voit même les prix augmenter, ou de la Belgique et de l'Allemagne qui affichent une belle stabilité. Chiffres et exemples à l'appui, ses conclusions sont nettes : « un fort taux de propriétaires conjugué à une distribution excessive de prêts accentuent la volatilité des prix, favorisent la création d'une bulle et aggravent ses conséquences ». C'est, en particulier, selon Le Monde, ce qui a provoqué la tempête en Espagne, au Royaume-Uni et en Irlande.
Suite (+)Syndics : la réponse de la FNAIM
Syndics : la réponse de la FNAIM
L'annonce d'Hervé Novelli sur la réglementation des contrats de syndic, la semaine dernière, a fait couler beaucoup d'encre.
L'annonce par le secrétaire d'État à la Consommation de nouvelles règles pour les syndics et agents immobiliers a provoqué de nombreuses réactions, au premier rang desquelles, celle de René Pallincourt. Dans un communiqué, repris notamment par l'Express dans son édition en ligne du 26 octobre, le président de la FNAIM dénonce « une trahison », un « mauvais geste [qui] va, à nouveau, accentuer l'injuste et aveugle stigmatisation de toute une profession. » Il s'en explique le lendemain dans une longue interview accordée à la Tribune : « Luc Chatel, en mai dernier, et même Hervé Novelli début octobre, nous assuraient qu'ils ne légifèreraient pas si les syndics respectaient l'avis du CNC. Or, d'après un rapport de la DGCCRF, 92% de syndics sont en conformité. » La FNAIM envisage donc de faire appel à l'arbitrage de Bruxelles.
Impôts locaux : réforme en vue
Le projet de réforme des valeurs locatives servant de base au calcul des impôts locaux doit être transmis dans les jours qui viennent au Conseil d'Etat. C'est en tout cas ce qu'affirment les Echos, dans leur édition du 30 octobre. Le journal économique en dévoile même les grands principes, censés rendre la fiscalité locale plus juste : « A titre d'exemple, l'impôt serait allégé pour les contribuables ayant acheté des logements dans les années 1970, encore considérés comme neufs. Il serait augmenté pour ceux ayant réhabilité des logements anciens, qualifiés à tort de vétustes ». Les hausses les plus importantes pourraient atteindre 50%. Elles seraient alors étalées sur plusieurs années. « Dans un premier temps, explique également la Gazette des communes, la réforme ne s'appliquerait qu'aux trois millions de locaux commerciaux (...). L'année prochaine, éventuellement lors du projet de loi de finances 2011, la révision concernerait les 40 millions de logements privés ».
L'essor du BBC
Le marché du Bâtiment basse consommation est en plein essor. Selon le ministère de l'Ecologie et du développement durable, plus de 20.000 projets de logements (2537 maisons et 18.660 appartements) ont déjà fait l'objet d'une demande de certification BBC Effinergie. C'est dix fois plus que ce qui était initialement prévu et, pour Jean-Louis Borloo, cité le 28 octobre par Batiactu, « la mutation énergétique est en marche ». Le Monde daté du même jour reprend également ces propos. Mais le quotidien du soir les tempère quelque peu : « la France reste, dans ce domaine, loin derrière la Suisse et l'Allemagne, avec leurs labels Minergie et Passivhaus ».
Suite (+)Les fuites vues du ciel
Les fuites vues du ciel
A l'occasion des journées parisiennes de l'énergie et du climat, une vaste campagne de thermographie a été lancée dans la capitale.
La thermographie, c'est une technique de photographie par infrarouge qui permet de visualiser les pertes de chaleur d'un logement matérialisées par différentes couleurs. « Les clichés, explique Métro le 22 octobre, laissent apparaître les points faibles du béton, du verre ou même des planchers dans les immeubles plus anciens, ou au contraire la bonne isolation de la pierre ». Une centaine d'immeubles parisiens a déjà été évaluée l'an dernier, 400 autres doivent l'être dans les mois à venir. L'enjeu est de taille, remarque 20 minutes, dans son édition du 23 octobre, puisque « la consommation d'énergie des 100.000 immeubles parisiens est équivalente à la production de quatre centrales nucléaires ». L'ensemble des photographies sera prochainement mis en ligne sur le site www.paris.fr.
Forfait mieux précisé
« Je souhaite fixer par arrêté la liste des prestations de syndics couvertes par le forfait payé chaque année par les copropriétaires ». C'est ce qu'a annoncé Hervé Novelli, le secrétaire d'État à la Consommation, le 25 octobre, dans les colonnes du Journal du Dimanche. « En septembre 2007, explique le lendemain la Tribune, le CNC [Conseil national de la consommation] avait listé dix-huit tâches qui relèvent de leurs missions courantes et ne peuvent faire l'objet d'honoraires supplémentaires. Or, certains syndics continuent à facturer en supplément des prestations incluses dans le forfait annuel ». La liste précise des prestations concernées par l'arrêté, qui doit être publié d'ici mars 2010, reste encore à déterminer.
Une mise en scène soignée
Dans un article daté du 19 octobre, capital.fr s'intéresse au « home staging » (littéralement « mise en scène d'habitation »), un concept anglo-saxon qui consiste à réaménager son intérieur sans engager de frais excessifs, pour le vendre plus rapidement. « Un simple coup de peinture, un réagencement des pièces peuvent permettre de trouver un acheteur plus vite et à meilleur prix, surtout en période de crise de l'immobilier », affirme le site économique. De nombreuses agences spécialisées ont vu le jour dans la capitale, mais aussi en province, comme le raconte le Midi Libre deux jours plus tard : « Cette technique de mise en scène d'un logement mis à la vente, popularisée par l'émission "Maison à vendre" sur M6 (...) trouve désormais un écho dans les villes moyennes. Dans la région, après Béziers, c'est désormais Narbonne qui voit fleurir le phénomène ». Coup moyen du relooking : entre 1 000 et 4 000 euros.
Suite (+)Surendettement : les propriétaires davantage écoutés
Surendettement : les propriétaires davantage écoutés
La ministre de l'Economie a présenté plusieurs mesures visant à lutter contre le surendettement. L'une d'elles concerne directement les propriétaires.
Jusqu'à présent, rappelle le Figaro dans son édition du 13 octobre, « la procédure de surendettement n'est pas ouverte aux ménages propriétaires de leur logement, les établissements bancaires leur proposant la vente de leur bien immobilier pour se sortir de leurs difficultés financières. » Résultat : les propriétaires en difficulté se trouvaient fréquemment contraints de brader leur bien et éprouvaient ensuite des difficultés pour se reloger. Ils pourront prochainement accéder aux commissions de surendettement. Toutefois, l'Association française des usagers des banques déplore le même jour dans le Parisien que le projet de loi n'évoque pas le problème des crédits relais. « Selon l'Afub, à cause de la crise économique, des dizaines de milliers de personnes qui ont contracté un prêt relais pour acheter un nouveau logement sans avoir encore vendu l'ancien n'arrivent plus à le rembourser ».
De plus en plus d'impayés
En 2008, le surendettement concernait 710.000 ménages français. Entre janvier et septembre derniers, 162.171 nouveaux dossiers ont été déposés à la Banque de France, soit une hausse de 17% par rapport à la même période, l'année passée. Exemples à l'appui, le Monde tire donc la sonnette d'alarme le 14 octobre : « Dans le logement, les impayés gagnent des publics jusque-là épargnés ». Le quotidien du soir évoque notamment les difficultés des personnes retraitées qui veulent se maintenir dans leur logement mais n'en ont plus les moyens. Constat inquiétant de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (Unccas) : « 20 % des demandes d'aides individuelles, pour régler factures d'énergie ou loyer, émanent de publics jusque-là inconnus des services ».
Un observatoire BBC
Batiactu publie, le 15 octobre, le faire-part de naissance de l'Observatoire Bâtiments Basse Consommation. Créé à l'initiative de l'Ademe et du ministère de l'Environnement, il doit permettre aux professionnels de partager leurs expériences dans la construction et la rénovation d'immeubles répondant aux normes BBC. L'enjeu est de taille, nous rappelle la newsletter : les engagements pris lors du Grenelle de l'environnement imposent « la généralisation des BBC dans le neuf, dès début 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires, et dès début 2013 pour les bâtiments résidentiels ». Pour mémoire, le label BBC fixe un objectif de consommation maximale pour les constructions neuves de 50kWhep/m2.an pour le chauffage, le rafraîchissement, la ventilation, l'eau chaude sanitaire, les auxiliaires de chauffage et l'éclairage.
Suite (+)Les syndics tiennent salon
Les syndics tiennent salon
A l'occasion du salon de la copropriété, qui s'est tenu du 7 au 9 octobre, Porte de Versailles, à Paris, de nombreux articles ont évoqué les polémiques concernant les syndics.
Souvent décriés, ces professionnels de l'immobilier ont pourtant de solides arguments à faire valoir, selon l'organisateur du salon, Jean-France Lefeuvre, interrogé dans Ouest-France le 8 octobre : « D'après un sondage BVA réalisé en 2008, 95 % des syndics sont réélus et le taux de satisfaction des propriétaires pour leur syndic atteint 75 % ». La Tribune, qui consacre le même jour tout un dossier au sujet rappelle que, si des associations dénoncent certaines pratiques, « pour la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 92 % des contrats de syndics sont conformes aux préconisations établies par le Conseil national de la consommation (CNC) de septembre 2007 ».Et, par-delà ces aspects juridiques et économiques, le quotidien souligne que la qualité d'un syndic se juge aussi à d'autres critères : disponibilité et compétence, par exemple.
Stabilisation confirmée
De nombreux médias ont également repris et commenté les chiffres communiqués par la FNAIM sur les prix de l'immobilier. L'Express.fr du 13 octobre résume la tendance en quelques mots : « le ralentissement de la baisse des prix des logements anciens en France entamé au printemps s'est confirmé au troisième trimestre ».
Comme le détaille également le Figaro le même jour,les prix « ont enregistré une baisse de «seulement» 1% au cours du troisième trimestre 2009 par rapport au deuxième trimestre. Ils ont chuté de 4,8% en moyenne par rapport au troisième trimestre de 2008 ». Reste, malgré tout une source d'inquiétude, évoquée sur le site de l'Expansion : « la baisse du nombre de transactions (...). Malgré un frémissement récent, elles devraient enregistrer une chute de 30% en 2009 par rapport à l'an dernier après déjà une baisse de 25% en 2008 ».
Chez nos voisins
En Espagne aussi, le marché de l'immobilier semble se stabiliser, comme le constate le Monde dans son édition du 5 octobre. « Selon l'Institut national des statistiques espagnol (INE), les prix n'ont baissé que de 0,4 % entre le premier et le deuxième trimestre, tandis que le nombre de transactions a crû de 8 % (...) Le ministère du logement évoque un "retour à la normale" du secteur ». Ce n'est pas encore le cas à Londres, comme nous le rappellent les Echos du 9 octobre. « De septembre 2007 à septembre 2009, les prix ont baissé entre 25% et 35% (...) La chute du nombre de transactions a été vertigineuse : 80% de baisse entre septembre 2007 et septembre 2008 et, 50% de baisse entre septembre 2008 et septembre 2009 ». Combinée au réajustement de la livre par rapport à l'euro, cette situation rend la capitale anglaise de nouveau accessible aux investisseurs français.
Suite (+)Immobilier : les nouveautés 2010
Immobilier : les nouveautés 2010
Le projet de budget pour 2010 a été présenté la semaine dernière en Conseil des ministres. Plusieurs de ses dispositions concernent directement l'immobilier.
Parmi elles, la prolongation de la majoration du prêt à taux zéro : son doublement est maintenu jusqu'au 30 juin prochain pour les primo-accédants qui achètent un logement neuf. Ensuite, nous explique Capital.fr le 30 septembre, « le PTZ restera majoré, mais de seulement 50% par rapport à son montant classique. Son plafond sera donc de 48.750 euros. » Annoncée depuis déjà plusieurs semaines, la réorientation des avantages fiscaux vers les logements les moins polluants est par ailleurs confirmée. Pour le dispositif Scellier, par exemple, le taux de réduction d'impôt serait ramené à 20%. Celui de 25% serait, en effet, réservé aux logements situés dans des bâtiments basse consommation. Une mesure que dénonce Marc Pigeon. Dans l'édition en ligne de Challenges, le 1er octobre, le président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC) estime que « les mesures du plan de relance ayant produit les effets positifs espérés, le gouvernement devrait tirer les leçons de ce succès et ne pas lâcher prise tant que le secteur n'est pas sorti de la crise ».
L'ancien mis à mal
L'ancien n'est pas logé à meilleure enseigne et, dans un communiqué repris notamment par la Tribune, la FNAIM s'interroge : « l'investissement locatif ancien et l'immobilier ancien en général semblent faire les frais des contraintes budgétaires ». Ce n'est pourtant pas le moment : en Île-de-France, si la baisse des prix semble ralentie, le nombre des ventes continue en effet de baisser, certes un peu moins vite, comme le précisent les Échos. Dans son édition du 30 septembre, le quotidien rappelle que « le volume de transactions n'a cédé « que » 15 % sur ce mois par rapport à la même période de l'an passé. Et ce, alors qu'il s'est inscrit en recul de 18 % lors du trimestre achevé fin juillet (à 38.500 ventes), et de 29 % sur les huit premiers mois de 2009. » Globalement, les observateurs s'attendent tout de même à une année 2010 plus favorable.
Impôts locaux : records battus
Plus 6,1% : c'est la hausse moyenne des impôts locaux. Une augmentation sans précédent depuis dix ans. « Avec notamment, détaille France Info sur son site Internet, un envol de la taxe d'habitation dans les grandes villes : + 17% à Nice, + 12% à Grenoble et à Paris, par exemple. Même tendance sur la taxe foncière, que paient les propriétaires. » Deux raisons principales expliquent cette flambée : le calendrier électoral et la crise économique, qui a entraîné une baisse des recettes des collectivités locales, alors que leurs dépenses s'envolent. En marge de ces chiffres, France Soir nous rappelle que les valeurs locatives qui servent de base au calcul des impôts locaux seront bientôt remises à jour. Elles datent de 1970 et « Bercy prépare une refonte du mode de calcul, qui pourrait être votée avant la fin de l'année ».
Suite (+)Logement : budget en hausse
Logement : budget en hausse
Dans un ouvrage qu'il vient de publier, l'Insee analyse les dépenses des Français depuis cinquante ans. Dans une consommation globale qui a triplé, la part du logement ne cesse de croître.
Les Français consomment en moyenne trois fois plus qu'en 1960, et la structure de leur demande s'est profondément modifiée. Largement reprise par la presse, et notamment par le Figaro du 24 septembre, l'analyse de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) révèle que « les parts réservées à l'alimentation et à l'habillement se sont réduites, au profit notamment du logement, des transports, de la santé, des dépenses de communication et de loisirs ». Ainsi, explique 20 minutes, « le logement (...) représentait 30 % des dépenses en 2007, contre 20 % en 1960 ». En outre, précise l'Express dans son édition en ligne du 25 septembre, « la part du budget logement a nettement augmenté pour les locataires (19% de leurs dépenses de consommation en 1984, 25% en 2005) alors qu'elle est restée stable pour les accédants à la propriété (22% en 2005) et qu'elle a baissé pour les propriétaires pleins ». Globalement, conclut toutefois la Dépêche du Midi, « nous vivons (...) mieux, en meilleure santé, dans des logements plus confortables ».
Assurance : les tarifs augmentent
La hausse annoncée des tarifs d'assurance en 2010 ne contribuera pas à inverser la tendance qui pousse le budget logement à la hausse, car les contrats multirisques habitation n'échapperont pas à l'envolée. La faute, nous expliquent les Echos du 24 septembre, « aux sinistres incendies mais surtout à la multiplication des catastrophes naturelles (tempêtes Klaus et Quinten, orages de grêle au printemps, inondations à Bayonne et Sainte-Maxime ». Reste donc, comme le constate le lendemain la Tribune, « à déterminer le niveau de la hausse des primes, qui pourrait s'échelonner entre 3 % et 6 %. »
Fumées non détectées
Et puisqu'il est question d'incendies, six des huit détecteurs de fumées les plus vendus seraient inefficaces. Ils réagiraient en effet trop tardivement, voire pas du tout ! La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a été saisie, raconte le Moniteur.fr du 23 septembre qui rappelle que, dans ce domaine, « la France accuse un sérieux retard avec un taux d'équipement inférieur à 5% ». Une proposition de loi, déposée en 2005 et rendant leur installation obligatoire, pourrait être adoptée cet automne. Aux Etats-Unis, au Canada ou en Grande Bretagne, entre 75 et 90% des logements en sont équipés et le nombre des victimes a diminué de moitié.
Suite (+)La déductibilité passe au vert
La déductibilité passe au vert
Dans le cadre du débat sur le plafonnement des niches fiscales, le gouvernement s'apprête à durcir les conditions rendant déductibles les intérêts d'emprunt immobilier.
La prochaine loi de Finances pourrait limiter la déductibilité des intérêts d'emprunt liés à l'acquisition de la résidence principale aux seuls bâtiments basse consommation dès 2013. D'ici là, pour les autres logements neufs, le crédit d'impôt tomberait à 35% la première année, puis 16% les quatre années suivantes. Pour mémoire, Challenges.fr nous rappelle le 16 septembre que, depuis le vote de la loi Tepa en août 2007, l'avantage fiscal permet « de déduire 40 % des intérêts d'emprunt la première année, puis 20 % les 4 années suivantes, dans la limite d'un plafonnement de 3500 € pour une personne seule, 7000 € pour un couple, et 500 € supplémentaires par enfant à charge. » Mais, explique le Figaro de la veille, Nicolas Sarkozy ne veut pas « continuer longtemps à aider à la construction de logements qui sont des passoires en matière de consommation énergétique ». Autre argument mis en avant par le quotidien, cette déductibilité devrait coûter 965 millions à l'Etat cette année !
Des annonces pleines d'énergie
Dans le cadre du projet de loi « Grenelle 2 » de l'environnement, les sénateurs viennent de rendre obligatoire la mention des performances énergétiques des logements dans les annonces immobilières. La nouvelle réjouit Jean-François Buet, le secrétaire général de la FNAIM, interrogé par Batiactu. Car, comme le précise la newsletter du 17 septembre, « la Fnaim s'était, en effet, engagée à ce que soit notée sur les annonces des agences immobilières la mention de diagnostic de performance énergétique ». Mais ajoute Jean-François Buet, « tant qu'il n'y a pas d'obligation, c'est délicat, on ne peut pas forcer les gens ». L'examen au Sénat doit durer jusqu'à mi-octobre. Le texte fera ensuite l'objet d'une seule lecture à l'Assemblée.
Le recul du gaz
Le lendemain, les Echos reviennent sur une étude publiée par les services du ministère du Développement durable. « Dans le résidentiel comme dans le tertiaire neuf, précise le quotidien économique, le gaz naturel recule face à l'électricité qui bénéficie de son faible coût d'installation. Moins de 30% des maisons neuves, et 48% des surfaces neuves dans le tertiaire, étaient chauffées au gaz en 2008 ». Ces chiffres étaient respectivement de 43% en 2004 pour les maisons et 55% en 2000 pour le tertiaire. Pour les Echos, ce recul explique largement l'opposition des responsables de GDF à une taxe carbone qui épargnera l'électricité.
Suite (+)Les banques en cause
Les banques en cause
Les deux tiers des Français ne s'attendent plus à une baisse des prix de l'immobilier. Ils sont par ailleurs 8 sur 10 à mettre en cause l'attitude des banques.
Les Français ne sont guère optimistes quant à leur capacité à devenir propriétaires. C'est l'un des enseignements d'un sondage* réalisé par l'observatoire du logement du promoteur immobilier Nexity. Le constat est dressé par le Figaro, le 10 septembre : « Pour 86% des sondés, l'accord de la banque est bien plus difficile à obtenir et la durée de l'emprunt serait bien plus longue qu'avant pour 81% d'entre eux ». La responsabilité des banques est également illustrée par un chiffre cité la veille par l'Expansion : « Pour 80% des sondés, la crise de l'immobilier se caractérise avant tout par les difficultés à financer l'acquisition d'un logement ». Par ailleurs, la pénurie de biens constituant toujours un obstacle pour la moitié des personnes interrogées, elles sont, en toute logique, beaucoup moins nombreuses à espérer une baisse des prix : 36% contre 63% six mois plus tôt.
Le rebond se poursuit
Dans le neuf, en tout cas, l'embellie semble devoir se confirmer : selon le même sondage, 5% des Français, autant qu'en janvier 2008, affirment leur intention d'acquérir un logement neuf. De ce rebond résulte un paradoxe, souligné le 10 septembre par les Echos : pris de court, les promoteurs, malmenés l'an dernier, sont à la recherche de foncier et « renouent avec la pratique de la surenchère sur les prix des terrains constructibles afin de lancer de nouvelles opérations ». Selon un promoteur interrogé par le quotidien économique, les stocks sont en effet retombés de 20 mois en début d'année à 6 mois fin juin. Il faut donc reconstituer les réserves, en tenant compte du décalage de un à deux ans qui sépare l'acquisition d'un terrain de la mise en vente du programme.
Grand emprunt : rien pour le logement
Lors d'une rencontre avec l'Ajibat (Association des journalistes de l'habitat et de la ville), Benoist Apparu a confirmé que le futur grand emprunt ne servira pas à financer le secteur du logement. Cité par le Moniteur du 9 septembre, le secrétaire d'Etat au logement et à l'urbanisme a pourtant « estimé à 900.000 unités le retard de logements à combler en France ». Benoist Apparu a également profité de l'occasion pour fixer ses trois chantiers prioritaires, résumés le même jour par le Point : « Optimiser la politique d'hébergement en France (...), simplifier l'urbanisme [et] réorienter (...) la construction de logements sociaux (...) dans les secteurs où les besoins sont les plus réels ».
*Sondage réalisé les 16 et 17 juillet auprès de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population, interrogées à leur domicile.
Suite (+)Profitez-en
Profitez-en !
La Banque centrale européenne a maintenu son principal taux directeur à 1%, son plus bas niveau historique. Les taux des crédits immobiliers devraient donc poursuivre leur baisse. Côté prévisions, la BCE se montre un peu plus optimiste pour l'an prochain.
Compte tenu de l'absence de reprise économique solide, la Banque centrale européenne a maintenu inchangé son principal taux directeur. A 1%, celui-ci se situe toujours à son plus bas niveau historique. Résultat, illustré par un courtier en crédit cité par Challenges dans son édition en ligne du 3 septembre, les crédits immobiliers restent orientés à la baisse : « plus de 80 % de nos banques partenaires ont décidé de baisser leur taux fixe de 0,10 % en moyenne et jusqu'à 0,30 %. (...) Le mois de septembre étant traditionnellement un mois propice aux achats immobiliers, les banques devraient, dans un marché très concurrentiel, consentir de bonnes conditions de financement pour conquérir de nouveaux clients ». Même dans un contexte économique encore tendu, les experts jugent donc la situation exceptionnellement favorable. D'où le conseil d'un banquier dans le Monde du 5 septembre : « La BCE n'est pas pressée d'augmenter ses taux : profitez-en ! »
Renégocier
Voilà qui peut donner à certains emprunteurs l'envie de renégocier leur crédit. Le Télégramme insiste quand même, le 4 septembre, sur quelques principes à respecter. Car, rappelle le quotidien, « changer de banque peut générer des frais importants ». Le Figaro avait déjà énuméré, deux jours plus tôt, les secrets d'une renégociation réussie : « Bien calculer le coût de l'opération, (...) effectuer le rachat les premières années du prêt (...) » et, le cas échéant, « réduire la durée de remboursement ». L'ensemble est résumé en une recommandation : ne pas hésiter à solliciter l'avis d'un professionnel pour obtenir des simulations fiables.
La fin du tunnel ?
La Banque centrale européenne a par ailleurs légèrement corrigé ses prévisions pour l'an prochain. Le Point.fr s'en fait l'écho le 3 septembre : « Selon les prévisions révisées de PIB publiées jeudi, la BCE anticipe désormais une modeste croissance de 0,2% l'an prochain après une contraction de 4,1% en 2009. » Jusqu'à présent, rappelle le même jour la Tribune sur son site Internet, « elle s'attendait (...) à un recul du PIB de 0,3%. Pour 2009, la BCE s'est aussi montrée plus optimiste, avec une récession estimée à 4,1%, contre un recul de 4,6% jusque-là. » Les prévisions ont également été légèrement revues à la hausse pour l'inflation : +0,4% plutôt que 0,3% en 2009, et 1,2% plutôt que 1% l'an prochain.
Suite (+)Bonnes nouvelles de rentrée
Bonnes nouvelles de rentrée
29,6% : c'est la hausse enregistrée sur les ventes de logements neufs au 2ème trimestre 2009 par rapport à la même période de l'année dernière. Aux Etats-Unis aussi, une embellie semble se dessiner.
Selon les données du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables (Medad), 27.839 logements neufs ont trouvé preneurs au deuxième trimestre 2009. Le Monde y voit, dans son édition du 27 août, le signe de l'efficacité des aides accordées au secteur : « Ce dynamisme est lié à des mesures conjoncturelles, comme la baisse des taux d'intérêt immobiliers, le doublement, en 2009, du prêt à taux zéro pour les acheteurs de leur premier logement et, surtout, l'avantage fiscal Scellier ». L'optimisme doit donc rester mesuré, d'autant que, comme le souligne le Parisien sur son site Internet le 25 août, « si les ventes ont repris, le nombre de nouveaux logements mis en vente est en forte baisse, de 28,9% par rapport à l'année dernière et à fin 2008 ».
Prix en hausse
Le ministère constate donc dans un communiqué, cité notamment par l'agence Reuters, que « le niveau des ventes étant supérieur à celui des mises en vente, l'encours de logements proposés à la vente diminue sensiblement par rapport au premier trimestre 2009 : il se réduit de 97.000 à 85.000 logements ». L'effet sur les prix est immédiat, souligné par l'édition en ligne du Nouvel Obs : dans le neuf, « du premier au deuxième trimestre 2009, le prix moyen du m² des appartements est (...) passé de 3.268 euros à 3.369 euros et le prix moyen des maisons a quant à lui augmenté de 234.800 euros à 247.400 euros ».
Aux Etats-Unis aussi
Outre-Atlantique, où ont soufflé les premiers vents d'une tempête plus violente que chez nous, les signes d'amélioration se multiplient également. Pour le deuxième mois consécutif, les prix des maisons individuelles ont augmenté en juin. Selon le Point, qui met ces chiffres en ligne dans un article daté du 25 août, « l'indice qui mesure les prix dans 20 zones métropolitaines affiche une hausse de 1,4% en juin par rapport à mai, mois où il avait progressé de 0,5% ». La veille, Capital.fr donnait une autre bonne nouvelle en provenance des Etats-Unis : « En juillet, les reventes de logements anciens ont grimpé de 7,2% par rapport à juin et voilà maintenant quatre mois consécutifs que cette tendance positive se confirme ». Mais le site économique reste prudent : une bonne partie de ces transactions (31% en juillet) concernait encore des logements bradés dans l'urgence.
Suite (+)
l'éco-prêt à taux zéro
Eco-PTZ : peut mieux faire
Le ministère de l'Écologie vient de publier un premier bilan chiffré de l'éco-prêt à taux zéro. Trois mois après le lancement du dispositif, 15.000 éco-PTZ ont été souscrits.
Avec une moyenne de 5000 souscriptions par mois, le démarrage est satisfaisant. Toutefois, comme le souligne Capital.fr le 20 juillet, les objectifs gouvernementaux semblent d'ores et déjà hors d'atteinte : « Initialement, 100.000 prêts devaient être distribués sur douze mois. Mais en raison de la conjoncture économique, ce chiffre sera sans doute difficile à atteindre. » Au total, précise le lendemain le Figaro citant les chiffres de la Capeb, « plus de 280 millions de travaux de rénovation ont été générés grâce à l'éco-prêt à taux zéro ». Dernier chiffre fourni par la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, le montant moyen du prêt s'élève à 16.000 euros.
Energie positive
La Régie immobilière de la ville de Paris a engagé la construction du premier bâtiment à énergie positive destiné au logement social dans la capitale. Batiactu détaille le projet, qui doit voir le jour rue Guénot, dans le 11ème arrondissement : « Il s'agit de dix-sept logements familiaux (...) répartis sur les six niveaux du bâtiment. Tous les grands logements sont traversants et agrémentés de terrasses. » Le Moniteur.fr ajoute : « Le projet met l'accent sur le confort d'usage par l'utilisation de fenêtres généreuses à triple vitrage. Il prévoit l'utilisation de l'énergie solaire pour la production d'eau chaude et d'électricité. » Le bâtiment doit être livré fin 2011.
Une taxe contestée
Voltalis, un fabricant de boîtiers permettant de réduire la consommation électrique, devra indemniser EDF pour compenser le manque à gagner subi par l'opérateur historique. Ainsi en a décidé la Commission de régulation de l'énergie (CRE), au grand dam des associations de consommateurs ou écologistes. Pour le PDG de l'entreprise, cité par la Tribune du 19 juillet, « cette décision est contraire à l'intérêt du consommateur et constitue une entrave à la concurrence. » Sur son site Internet, le Nouvel Obs en explique pourtant la logique : « Le CRE souligne que les fournisseurs d'électricité, comme EDF, sont obligés de maintenir leur production au même niveau, même en cas de baisse ponctuelle de la consommation. La raison : maintenir l'équilibre du système. » Or, l'électricité ne se stocke pas. Pour la CRE, l'énergie produite doit donc être rémunérée, même si elle n'est pas consommée.
Suite (+)Devenir propriètaire
Devenir propriétaire
Etre propriétaire de son logement constitue une priorité pour un tiers des Français. C'est le principal enseignement d'une étude que vient de publier l'Observatoire Cetelem.
Objectif de l'enquête : savoir si la pierre restait une valeur sûre dans l'esprit des Français. Pour 20 minutes, le 2 juillet, les résultats sont sans équivoque. « Crise immobilière ou pas, sur les 1200 personnes interrogées, 34 % considèrent le fait d'être propriétaire comme une priorité, 25 % parlent d'un rêve et 20 % d'une évidence. » Au total, 79% des personnes interrogées souhaitent donc être propriétaires. Autres chiffres encourageants pour France Soir : « 46% des Français envisagent l'acquisition d'un bien immobilier à plus ou moins long terme. » 5% d'entre eux ont même prévu de le faire dans l'année. Conclusion de Flavien Neuvy, responsable de l'Observatoire, cité par la République du Centre : « Ce résultat est significatif, car il prouve que le marché de l'immobilier ne s'effondrera pas. »
Publicité mensongère
Entreparticuliers.com vient d'être condamné à verser 150.000 € d'amende, ainsi qu'à des dommages et intérêts pour publicité mensongère et pratiques commerciales trompeuses. Le Figaro explique en effet le 3 juillet que « l'utilisateur apprenait que le service était payant seulement après avoir enregistré ses données personnelles et le descriptif de son bien. Si le vendeur décidait d'abandonner la procédure, un commercial du site le relançait. » En outre, ajoute Investir, « une confusion intervenait aussi sur le coût du service annoncé au téléphone, compris par certains plaignants comme s'élevant à 95 euros ou 145 euros pour six mois, alors qu'il s'agissait en fait du tarif mensuel. » Conclusion de la présidente de la 15ème chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, citée par le Parisien dans son édition en ligne du 2 juillet : « Le comportement de cette société est totalement inadmissible dans le cadre de la protection du consommateur ».
Un jet privé pour 200 €
Le lendemain, Batiactu s'intéresse à une tendance qui plaît beaucoup à nos voisins allemands. Une société de Munich fabrique et vend des bâches autocollantes à la taille des portes de garage basculantes. Un collaborateur de l'inventeur du concept s'explique dans les colonnes de la newsletter : « «Ces panneaux décoratifs sont imprimés de motifs illustrant tout ce qu'un conducteur aimerait bien avoir dans son garage ». Voiture de sport, char d'assaut, bateau ou jet privé pour la modique somme de 200 €, de nombreux Allemands se sont déjà laissé tenter depuis un an et demi. Et, bonne nouvelle, ces bâches sont désormais commercialisées dans toute l'Europe.
Suite (+)Logement : Benoist Apparu prend les clés
Logement : Benoist Apparu prend les clés
Le remaniement ministériel du mois de juin 2009 a coûté son portefeuille à Christine Boutin. La ministre du Logement cède donc sa place au secrétaire d'État Benoist Apparu.
Le jeune (39 ans) député UMP de la Marne prend également en charge l'Urbanisme. De l'avis général, le sujet méritait mieux qu'un simple secrétariat d'État. Dans un communiqué repris par les Echos, la Confédération nationale du logement (CNL) estime même que le nouveau gouvernement fait passer le logement « à la trappe » : « Cela atteste d'une cohérence politique de ne pas mettre les moyens en place pour apporter des solutions efficaces qui soient à la hauteur de la crise du logement et des enjeux de société », affirme notamment la CNL. Commentaire comparable sur le site de Marianne : « Manifestement, le logement ne sera pas une priorité du gouvernement, alors que c'est le problème numéro un de la jeunesse ».
Colocation intergénérationnelle
Pour résoudre les problèmes de logement, Nadine Morano propose en tout cas une solution, que nous expose le site senioractu.com. A l'occasion de l'assemblée générale de l'Union nationale des associations familiales, la secrétaire d'Etat à la famille « a indiqué qu'elle souhaitait diversifier les modes d'accueil et de logement des personnes âgées, par exemple via la colocation intergénérationnelle. » Rappelant que dans une dizaine d'années les personnes de plus de 65 ans représenteront un tiers de la population, contre 15,4% fin 1996, Batiactu cite un exemple donné par Nadine Morano, « où les personnes âgées accueillent des étudiants en contrepartie de services à la personne. » Selon la newsletter, la secrétaire d'État veut réunir, dans les semaines qui viennent, publicitaires, psychologues et architectes pour « promouvoir la culture de l'intergénérationnel ».
Le tri sélectif entre dans les moeurs
Les Français sont de plus en plus nombreux à trier leurs déchets. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Ademe détaillée par l'Express.fr. Pourtant, remarque l'édition en ligne du magazine, « les Français produisent toujours autant de déchets ». Les progrès sont malgré tout nets depuis la première enquête sur le sujet, en 1993, et le site du Point se veut encourageant : sur les quelque 38 millions de tonnes produites l'an dernier, « 33,5 % ont pu être orientés vers du recyclage. Un résultat proche des objectifs du Grenelle de l'environnement, qui vise 35 % de recyclage en 2012, puis 45 % en 2015. »
Suite (+)Bâtiments basse consommation : des débuts encourageants
Bâtiments basse consommation : des débuts encourageants
La construction de bâtiments à faible consommation énergétique est possible avec les matériaux déjà existants. Elle n'est, par ailleurs, pas incompatible avec la maîtrise des budgets.
L'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et le ministère de l'Environnement viennent de tirer un premier bilan des 250 projets développés dans le cadre du programme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans le bâtiment (Prebat), lancé il y a 5 ans. Romandie News s'en fait l'écho le 19 juin, sur son site Internet : « Ces projets concernent près de 550 bâtiments ou maisons, soit près de 2200 logements et 105 bâtiments tertiaires correspondant à 170.000 m2 de surfaces. » Les premiers résultats, également détaillés dans l'édition en ligne du Moniteur, sont encourageants : « le coût médian de construction des bâtiments neufs se situe ainsi à 1450 euros HT / m2, soit un coût d'environ 15% supérieur au coût moyen de la construction. Près de la moitié des projets présentent des surinvestissements inférieurs à 15%. » Mieux, selon l'Ademe, certains ne présentent même aucun surcoût par rapport à des bâtiments de construction traditionnelle.
Vers un bonus-malus écologique ?
Au même chapitre, le ministère de l'Ecologie a relancé l'idée d'un bonus-malus écologique sur les logements. Le principe en est résumé par Challenges.fr, le 17 juin : le montant des droits de mutation serait déterminé en fonction de la performance énergétique de l'habitation. Dans son article, le magazine économique en ligne souligne l'opposition de la FNAIM à cette idée : « les droits de mutation étant à la charge de l'acquéreur, cette mesure n'aurait aucun caractère incitatif pour les vendeurs ; (...) elle présenterait, de surcroît, un caractère inflationniste : en effet, les vendeurs ne manqueraient pas de majorer leurs prix de vente en cas de logements énergétiquement performants. » Dernier argument mis en avant par la Fédération, les acheteurs contraints de verser des droits majorés pour les logements mal classés ne pourraient plus consacrer cette somme à la rénovation du bien.
Prix de l'immobilier : l'incertitude
Toujours aussi nombreux, les articles sur les tendances du marché multiplient les conditionnels. Le 18 juin, l'Expansion.com laisse ainsi entendre que, selon une étude du courtier Empruntis, « les prix de l'immobilier ancien en France devraient chuter de 12% cette année après une baisse de 9,9% l'année dernière, et leur baisse se poursuivra dans une moindre mesure en 2010. » Le même jour, Capital.fr rappelle que « la Fnaim maintient ses prévisions (replis compris entre 5 à 10% », quand la palme du pessimisme revient aux Echos. Jacques Friggit, chargé de mission au Conseil Général de l'environnement et du développement durable, y annonce une baisse cumulée de 30% d'ici à 2013. Mais l'économiste relativise immédiatement la portée de ce sombre pronostic : « Bien sûr, des scénarios plus lents " de remise à niveau des prix " ne sont pas à exclure. »
Suite (+)
Droit au logement : mise en oeuvre difficile
Droit au logement : mise en oeuvre difficile
Dans son rapport annuel, le Conseil d'Etat pointe le mauvais fonctionnement du droit au logement et propose des pistes d'amélioration.
Le droit au logement opposable fonctionne mal. C'est en substance ce qu'affirme le Conseil d'État dans son rapport annuel, intitulé « Droit au logement, droit du logement ». Dans le Monde du 11 juin, Frédéric Tiberghien, membre de la plus haute juridiction de l'ordre administratif, estime que la loi, applicable depuis décembre dernier, souffre d'être mal connue : « Dans les premiers mois, peu de demandes ont été formulées (environ 60 000) alors que nous en attendions 600 000 à 800 000. L'administration s'est montrée réticente à diffuser l'information, car elle craignait d'être submergée ». En conclusion, le rapport propose plusieurs orientations, résumées par le Moniteur : « encourager, voire imposer, la construction ; recenser et constater les défaillances pour justifier la législation nouvelle et l'intervention publique ; pourchasser la complexité et l'empilement des dispositifs ; favoriser l'innovation sociale et juridique ; renforcer la stabilité et la prévisibilité du droit ».
Le marché du bricolage dévisse
La Fédération des magasins de bricolage (FMB) a communiqué ses chiffres pour 2008. En croissance de plus de 3% par an depuis quinze ans, les magasins du secteur ont vu leur fréquentation baisser d'environ 20% l'année dernière et enregistré un recul de leurs ventes de 1,1% à surface constante. Explications, proposées par le Point dans son édition en ligne du 9 juin : « l'impact de la chute des transactions immobilières [liée] à une météo peu favorable ». Le Figaro avance le même jour que « les travaux destinés à faciliter les ventes ou à retaper les maisons de campagne ne compensent cependant pas la baisse due à la chute de l'immobilier ». Comme ses confrères, Libération trouve toutefois des raisons d'espérer : « 82 % de la population sort une perceuse de temps à autre, alors qu'ils n'étaient que 66 % en 2002. Mieux, le bricolage (hors jardin) est le premier secteur d'équipement des ménages avec 20,7 milliards d'euros ». Suivent, avec des dépenses inférieures de moitié, l'électronique et l'ameublement.
A vivre... à fuir
The Economist a classé 140 villes pour déterminer celles où il fait bon vivre... et les autres, selon des critères détaillés sur le site Internet de l'Expansion : « Conditions sanitaires, stabilité politique, culture, environnement, éducation, infrastructures... » Sur une note maximale de 100, Vancouver (Canada) décroche un score de 98 et devance Vienne et Melbourne, tandis qu'Harare (Zimbabwe) ferme la marche avec 37,5 points. Comme le souligne France 2.fr, « six des dix premières villes du classement se situent au Canada ou en Australie ». Paris est 17ème, loin devant Washington (35ème), Los Angeles (48ème) ou Londres (51ème).
Suite (+)Six mesures pour les syndics
Six mesures pour les syndics
Six mesures pour améliorer les relations entre copropriétaires et syndics de gestion : c'est ce que l'Association des responsables de copropriétés va proposer au gouvernement.
Dans son édition en ligne du 5 juin, le Point indique notamment que « comme la Fnaim, l'ARC est en faveur de la création d'un Ordre de l'Immobilier qui permettrait, selon elle, un véritable contrôle des professionnels ». De plus,l'Arc demande au gouvernement l'instauration d'un fonds travaux obligatoire assorti d'un plan pluriannuel de travaux. Autre suggestion reprise par le Figaro : la prise d'un « arrêté ou d'un décret relatif à la transparence et à la normalisation des contrats de syndics ». Enfin, et Batiactu s'en fait également l'écho, l'Arc préconise « l'interdiction, pour les syndics, de faire travailler dans les copropriétés qu'ils gèrent, les filiales ou sociétés dans lesquelles ils ont des intérêts ».
Scellier outre-mer
Mis en place au début de l'année, le dispositif d'investissement immobilier Scellier vient d'être étendu à l'outre-mer. En vertu de l'article 39 de la loi Jégo, nous expliquent les Échos le 2 juin, « ce régime s'applique donc aux départements (Guadeloupe, Martinique, Réunion) et aux collectivités départementales d'outre-mer (Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna). » Dans les DOM, le dispositif bénéficie en outre d'une spécificité soulignée par le Figaro : pour les logements acquis avant le 31 décembre 2011, « la réduction d'impôt, étalée sur neuf ans, s'élève à 40%, contre 25% en métropole ». Du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2013, ce taux sera ramené à 35%. Les autres caractéristiques sont inchangées : le montant d'investissement est ainsi plafonné à 300.000 €.
Une nouvelle aide
La ville de Grenoble teste depuis un mois une nouvelle aide au logement. Unique en France, nous raconte le Monde daté du 4 juin, « cette aide, comprise entre 100 et 200 euros par trimestre, permet de prendre en compte les plus démunis ne bénéficiant pas de logement social et contraints de louer dans le privé, où loyers et charges ont augmenté deux fois plus vite que dans le public ces dernières années ». L'enjeu est de taille, souligne le lendemain Capital.fr : « 34.000 Grenoblois vivent sous le seuil de pauvreté dont deux tiers sont aujourd'hui contraints de louer dans le parc privé. » Soutenue par le Haut Commissariat aux solidarités actives, l'aide doit être expérimentée sur trois ans avant d'être, éventuellement, pérennisée. Budget pour la première année : 255.500 €.
Suite (+)Crédit immobilier : trois mesures à prendre
Crédit immobilier : trois mesures à prendre
Dans un rapport qu'il vient de remettre, le Conseil national de l'habitat préconise trois mesures pour aider les accédants à la propriété en proie à des difficultés financières
Pour améliorer la situation des nouveaux propriétaires confrontés à la crise économique, le CNH, cité entre autres par le Figaro, suggère en premier lieu « la mise en place d'un fonds partenarial de soutien (FPS) chargé, entre 2009 et 2011, de financer tout ou partie du coût des reports d'échéances des emprunts immobiliers. » La deuxièmeproposition, également reprise par les Echos, vise à rassurer les locataires qui souhaitent acquérir leur résidence principale : « généraliser la souscription d'une assurance spécifique contre le chômage pour les emprunteurs immobiliers (avec un taux de 0,3% à 0,4% du capital emprunté pour un plafond de cotisation de 800 euros par an pour un ménage) ». Actuellement, seul un emprunteur sur 10 bénéficie d'une telle protection. Enfin, ajoute le Moniteur.fr, le CNH a imaginé un système permettant à un propriétaire en difficulté de rester dans son logement dans l'attente d'une amélioration de sa situation : « Via un système de portage transitoire - moins de 3 ans - assuré par une société dont il deviendrait locataire, son parcours d'accession à la propriété serait suspendu. »
Expulsions : un numéro Azur
La fondation Abbé Pierre vient de mettre en place un numéro téléphonique destiné à aider les familles menacées d'expulsion. Sur son site Internet, France Info rappelle en effet qu' « il y a eu l'année dernière près de 45.000 expulsions, dont 11.000 avec l'appui des forces de l'ordre : c'est quatre fois plus qu'il y a 10 ans. » Ce service, souligne la Fondation relayée par l'Express.fr, « proposera une information aux familles en difficulté, ainsi qu'aux propriétaires modestes, confrontés aux impayés de loyer afin de les guider dans les démarches visant à prévenir l'expulsion ». Il est joignable au 0810 001 805, l'après-midi du lundi au vendredi, pour le prix d'une communication locale.
La maison tournesol
Batiactu propose la visite d'une maison qui tourne avec le soleil. « Fixée sur un grand roulement circulaire de billes d'acier, l'habitation effectue un aller et retour à une vitesse extrêmement lente, entre 2 et 10 cm par seconde ». Les canalisations sont flexibles, pour pouvoir suivre les mouvements de cette maison de 180 m², en épicéa. Pour le reste, la rotation n'offre que des avantages : « en hiver, elle permet d'exposer les pièces à vivre et d'économiser d'autant le chauffage, alors qu'en été, elle oriente ces mêmes lieux à l'opposé du soleil ».
Suite (+)1,5 milliard pour la rénovation
1,5 milliard pour la rénovation
Christine Boutin, la ministre du Logement, a présenté le programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés.
La première phase de ce plan s'échelonnera entre 2009 et 2011 et devrait permettre de réaliser un premier programme de travaux, pour un montant global de 1,5 milliard d'euros. Libération en précise le calendrier dans son édition du 13 mai : « Un appel à candidatures est lancé, qui prendra fin le 31 juillet. Une commission du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) (...) rendra son avis au gouvernement sur les quartiers éligibles le 15 octobre. La liste de la vingtaine de quartiers retenus sera ensuite publiée par décret. » Objectif avoué : préserver la mixité sociale. Et ça marche. La Croix a pu s'en rendre compte au Havre où, dans un quartier sensible réhabilité, « le parc social a retrouvé de l'attractivité, car le taux de logements vacants a diminué de moitié. (...) Avec l'arrivée du tramway, les promoteurs privés reviennent eux aussi dans les quartiers. »
Une nouvelle aide
Au même chapitre, le Figaro signale le 14 mai le coup de pouce que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) entend donner à l'écosubvention, une aide accordée, sous condition de ressources, pour financer les travaux de rénovation thermique. « Pour réaliser l'objectif de 50.000 maisons par an bénéficiant du dispositif, 70% de la subvention sera ainsi disponible dès l'acceptation du devis des travaux. » Pour mémoire, les Echos rappellent les modalités d'attribution de cette prime qui peut atteindre 4500 euros : « Il convient d'être propriétaire de sa résidence principale, construite depuis au moins quinze ans. De plus, il faut prendre l'engagement d'y rester pendant au moins six ans. Et bien sûr, respecter un plafond de ressources variant selon la composition de la famille et sa localisation ». Pour toutes précisions, un numéro indigo est à la disposition du public du lundi au samedi (0820 15 15 15), ainsi qu'un site Internet (www.anah.fr/lecosubvention).
Des bains qui prennent de la hauteur
Le 15 mai, Capital.fr s'intéresse à l'exposition « Habiter écologique », organisée par la Cité de l'architecture pour dessiner les contours des immeubles des décennies à venir. Habitat modulable, façades solaires... les projets des huit cabinets qui présentent leurs travaux sont parfois déjà dans l'air du temps. Ils peuvent également se révéler plus surprenants : « L'immeuble écologique du futur passe aussi une certaine idée de vivre ensemble. Dans les parties communes, les habitants auront, par exemple, accès à des microcrèches, des parcs de voitures électriques en autopartage... Sur les toits de certains immeubles, des baignoires publiques seront à disposition des locataires et propriétaires ».
Suite (+)Les taux se resserrent
Les taux se resserrent
Pour faire face à la récession, la Banque centrale européenne a baissé son principal taux directeur pour le ramener à 1%, un niveau inédit.
Et, les Échos le soulignent le 11 mai, « la banque centrale n'exclut plus l'idée de descendre plus bas », dans la mesure où « la Commission européenne prévoit une chute de 4 % du PIB de la zone euro en 2009. » Cette décision, expliquait le Figaro dès le 7 mai, ne profitera cependant qu'à une minorité d'acheteurs, « ceux qui empruntent à taux variable. Leurs crédits démarreront sous les 3% [...] Il y a en revanche peu d'effet BCE à attendre sur les crédits à taux fixe. » Les ménages ne sont pas les seuls à attendre que les conditions d'accès au crédit se desserrent. Le 7 mai, Challenge.fr rappelait que « le président de la Fédération Nationale de l'Immobilier, René Pallincourt, a rencontré le Médiateur du crédit, René Ricol, pour le sensibiliser à la situation extrêmement difficile d'un nombre important de professionnels de l'immobilier alors que le marché des transactions accuse une baisse d'activité historique. »
Un investissement rentable
Dans son édition en ligne du 5 mai, l'Express revient sur une étude récente de la FNAIM consacrée aux rendements locatifs du neuf et de l'ancien. Pour le magazine, la conclusion est sans équivoque : « Baisse des prix de l'immobilier, recul (moins marqué) des loyers et détente des taux d'intérêt : voilà la combinaison gagnante qui redonne du tonus au placement dans la pierre ». D'autant, remarque l'Express.fr, que l'immobilier locatif constitue le seul investissement qu'il est « possible d'effectuer quasi sans disposer d'un euro ! » Quant aux sources de motivation, elles ne manquent pas : envie de bâtir un patrimoine, préparation de sa retraite ou désir de payer moins d'impôts.
Défibrillateurs inclus
Les trois quarts des morts subites par défaillance cardiaque surviennent à domicile. Partant de ce constat, une association va équiper un immeuble du 15ème arrondissement de Paris de défibrillateurs, rapporte Batiactu. La newsletter précise : « Le projet [...] est une initiative privée et bénévole qui, le 26 mai prochain à 19 heures, à l'occasion de la fête des voisins, inaugurera au 15, rue Lakanal à Paris (15ème), le premier appareil installé dans un immeuble collectif. » La ministre de la Santé sera présente pour saluer une opération soutenue par l'ensemble de la communauté médicale. Pour que la démarche soit vraiment utile, les gardiens et occupants des 300 logements de cette copropriété bénéficieront d'une formation et d'une information spécifiques.
Suite (+)Le livret A au plus bas
Le livret A au plus bas
Conformément à ce qu'avait annoncé le gouvernement le 10 avril, le taux du Livret A est descendu à un niveau qu'il n'avait jamais atteint depuis sa création, en 1818.
1,75% depuis le 1er mai, après avoir été ramené de 4 à 2,5% le 1er février, c'est du jamais vu. Le Monde daté du 1er mai rappelle que le taux du placement préféré des Français « avait atteint 2 % entre août 2005 et février 2006 » et qu'il n'était jamais descendu sous ce seuil.Et la chute pourrait se poursuivre. Challenges cite ainsi Christine Lagarde : « Si l'inflation reste basse et proche de zéro, nous devrons réexaminer la rémunération au mois d'août », a prévenu la ministre de l'Economie. Comme le souligne le Parisien, dans son édition du lendemain, les autres livrets réglementés ont été entraînés dans le sillage du livret A. « Ainsi, le livret de développement durable (LDD - ex- Codevi ) passe de 2,5 à 1,75 % ; le livret d'épargne populaire (LEP) de 3 à 2,25 % ; le plan d'épargne logement (PEL), hors prime d'État, reste stable à 2,5 % ; enfin, le compte épargne logement (CEL), là encore hors prime d'État, baisse de 1,75 % à 1,25 %. »
Grand Paris : cap sur 2030
Le président de la République a présenté la semaine dernière les grandes lignes de son projet pour l'aménagement de la capitale, détaillé dans les Échos du 29 avril : « Nicolas Sarkozy compte supprimer la rupture qui existe entre la capitale et sa banlieue en assurant une continuité et une unité architecturale [...]. Cela s'accompagne de la construction de 70.000 logements par an pendant les vingt à trente prochaines années, soit un doublement du rythme actuel. » Pour y parvenir, malgré la difficulté à trouver des terrains, le chef de l'État préconise une solution, reprise le même jour par Libération : « Il faut déréglementer. Libérer l'ordre de l'urbanisme, élever le coefficient d'occupation des sols, rendre constructibles les zones inondables par des bâtiments adaptés, utiliser les interstices. » Début programmé des travaux en 2012.
Maison à 15 euros : un dispositif apprécié
Toujours le 29 avril, Batiactu préfère revenir sur les résultats du baromètre Union des Maisons Françaises/CSA. Il en ressort que « 79% des Français auraient entendu parler de la proposition gouvernementale «Ma maison pour 15€ par jour». Et près d'un sur quatre s'y intéresserait. » D'après l'étude, le dispositif séduit plus particulièrement les familles aux revenus les plus modestes. Preuve pour la newsletter que, malgré la crise, « les Français se sentent donc toujours l'âme de propriétaires. »
Suite (+)Vacances : louer son logement sans risque
Vacances : louer son logement sans risque
Pendant qu'ils partent eux-mêmes en vacances, de plus en plus de Français proposent leur propre logement à la location. Conseils pour que tout se passe bien...
C'est le Point qui, dans son édition en ligne du 21 avril, rappelle que la démarche, si elle est de plus en plus courante, ne doit pas être entreprise à la légère. Car, comme le note le magazine, « la location saisonnière n'est pas, en tant que telle, encadrée par la loi ». Pour éviter les déconvenues et préserver leurs droits, le Point recommande donc aux bailleurs de faire classer leur logement en « meublé de tourisme ». Il conseille également de « soigner la rédaction de l'annonce », de faire « attention aux termes employés dans le contrat », de ne pas signer l'exemplaire envoyé au locataire, d'établir un état des lieux, de « vérifier que le contrat multirisque habitation joue bien à l'égard des locataires »... Autant de conseils qui pourraient se résumer en un seul : confiez cette opération à un professionnel !
Crédits : les chiffres de la Banque de France
Le Bulletin de la Banque de France pour le 1er trimestre 2009 le confirme : la distribution de crédits aux ménages et aux entreprises a nettement ralenti l'an dernier. Dans son édition du 21 avril, l'Expansion.com souligne que « ce ralentissement a essentiellement concerné les crédits à l'habitat, touchés au premier chef par le resserrement des conditions d'octroi des prêts ». La Banque de France relève par ailleurs que les établissements financiers ont joué un rôle important dans la dégradation du marché de l'immobilier. En effet, « les taux des crédits à l'habitat consentis aux ménages n'ont pas immédiatement suivi l'assouplissement de la politique monétaire, contrairement à ce qui a pu être observé, en moyenne, dans l'ensemble de la zone euro. »
Solaire obligatoire
L'installation de chauffe-eau solaires thermiques dans les logements neufs à usage d'habitation est désormais obligatoire dans les départements d'outre-mer. Publié le 19 avril dernier au Journal officiel, le décret est notamment détaillé dans France Antilles : « dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion, ainsi que dans le département de la Guyane, lorsqu'un système de production d'eau chaude sanitaire est installé dans un logement neuf, cette eau chaude est produite par énergie solaire pour une part au moins égale à 50% des besoins ». Dans un communiqué évoqué par le Journal de l'Environnement, le Syndicat des énergies renouvelables salue la mesure : « La filière solaire, qui emploie aujourd'hui plus de 1.500 personnes dans les DOM, devrait voir ses effectifs augmenter sensiblement ».
Suite (+)Impôts locaux : la flambée
Un an après les élections municipales, les contribuables vont subir la plus forte hausse des impôts locaux depuis 10 ans.
Le Forum pour la gestion des villes a analysé les taux de fiscalité 2009 votés par les 40 premières villes de France, les départements et les régions. Et, selon les Échos du 10 avril, le résultat risque d'être douloureux : « Le montant de la taxe d'habitation (TH) acquittée par 26,8 millions de foyers augmentera d'au moins 5,4 % dans la moitié des 40 premières villes de France. » L'effort demandé aux propriétaires sera encore plus important, puisque l'augmentation moyenne de la taxe foncière sera de 6,4%. Dans son édition en ligne de la veille, Valeurs Actuelles avait repéré quelques « champions du bond en avant » : Nice (+15%), Paris (+9%), Marseille où le taux de la taxe d'habitation est porté à 26%... Les raisons de cette envolée sont résumées dans le Figaro : « La crise immobilière a des effets sur les recettes des villes et l'Etat limite les dotations financières à ces dernières ».
De 5 à 10% de baisse
« Le marché immobilier français s'est installé dans la baisse des prix ». C'est ce qu'a estimé René Pallincourt dans le point de conjoncture trimestriel de la FNAIM, commenté par le Monde du 7 avril : « Dans un marché où le volume des transactions s'est contracté de 30 % en un an, ce syndicat professionnel a mesuré un fléchissement de 9,8 % des prix des logements anciens, comparé avec le premier trimestre 2008 ». Côté perspectives, comme le souligne l'Express.fr, « la Fnaim prévoit une baisse des prix de 5% à 10% dans l'ancien sur l'ensemble de l'année, après une baisse des prix au 1er trimestre 2009 de 1% par rapport au dernier trimestre 2008 et de 5,7% en rythme annuel. »
Durable et itinérante
Pour aider professionnels et particuliers à choisir les matériaux les plus adaptés à leur logement, une maison itinérante sert de vitrine aux dernières nouveautés en matière de développement durable, détaillées par Batiactu dans sa newsletter électronique du 7 avril : « isolation renforcée, toiture végétalisée, système de ventilation double flux ou encore vitrages peu émissifs... Côté équipements, elle compte également une chaudière écologique à condensation couplée à des panneaux solaires pour l'eau chaude sanitaire et des capteurs photovoltaïques pour l'électricité. » Actuellement exposée à Nice, cette maison modèle doit entamer un tour de France de 3 ans.
Suite (+)Antennes-relais : une nouvelle donne ?
Une étude récente montre que ce n'est pas à proximité des installations de téléphonie mobile que l'exposition aux ondes est la plus forte.
Dans son édition du 3 avril, Libération détaille les modalités de l'expérience, pilotée par un chercheur du CNRS et publiée par la revue britannique Occupational & Environmental Medicine : 200 personnes ont été équipées « d'exposimètres personnels, qui ont enregistré l'exposition aux radiofréquences pendant 24 heures, à des distances différentes de l'antenne en fonction des déplacements au cours de la journée ». Résultat : l'exposition aux ondes est maximale à environ 280 mètres d'une antenne-relais de téléphonie mobile en zone urbaine, à 1000 m en zone périurbaine. Autre précision apportée par le Monde daté de la veille : « À son niveau le plus élevé, le champ électrique mesuré demeurait toujours inférieur à 1,5 volt par mètre (v/m), et restait donc inférieur aux normes internationales ». L'étude ne se prononce cependant pas sur le caractère nocif ou non de l'exposition aux ondes de radiofréquences émises par les antennes de téléphonie mobile.
Le plongeon des piscines
Après dix ans de croissance continue, le marché des piscines s'est fait rattraper par la crise en 2008. Avec un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard, il enregistre un repli de 20% par rapport à 2007. C'est Batiactu qui révèle ces chiffres, communiqués par la Fédération des professionnels de la piscine (FPP), dans sa newsletter électronique du 1er avril. « Pour expliquer cet effondrement, l'organisme évoque deux raisons : le recul de la consommation des ménages et la météo. » Dans Challenge, qui reprend l'article deux jours plus tard, la Fédération mise donc sur des cieux cléments en 2009 pour relancer les commandes. « Mais ce n'est pas tout, le secteur compte bien s'appuyer sur ses atouts intrinsèques comme la convivialité et le bien-être pour continuer à séduire les Français. Sans oublier l'aspect décoration et surtout la plus value immobilière représentée par une piscine lors de la revente d'un bien. »
Notaires confirmés
Le rapport de la commission Darrois, mandatée pour réfléchir aux futurs contours d'une grande profession du droit, a conforté les notaires dans leur rôle d'officiers publics. Comme le soulignent les Échos du 31 mars, le texte « écarte le scénario de l'annexion par les avocats ». Pour le Figaro, « les notaires sauvent l'essentiel : leur monopole sur les transactions immobilières, justifié selon eux par leur statut d'officier ministériel, et qui constitue le coeur de leur activité et de leur chiffre d'affaires ».
Suite (+)Acheter... plus tard
Acheter... plus tard
26% des Français veulent acheter ou construire une maison. Le baromètre CSA pour l'Union des maisons françaises confirme que la crise a ébranlé la confiance des ménages.
En six mois, le pourcentage des Français ayant la volonté d'acheter ou de faire construire a en effet chuté de 9%. Toutefois, comme le remarque Challenge.fr le 28 mars, « les mesures comme le doublement du prêt à taux 0, le nouveau dispositif d'investissement locatif Scellier ou les améliorations des dispositifs sur le Pass foncier devraient avoir un effet sur la demande ». À en croire l'enquête, déjà détaillée dans Batiactu la veille, toutes les catégories sociales sont concernées par cette baisse des intentions d'achats. Dans tous les cas, précise la newsletter, « les jeunes restent les plus motivés pour posséder une maison : 50 % des 18-24 ans manifestent l'envie d'accéder à la propriété, suivis de près par les 25-34 ans qui sont 45 % ».
Les villes qui résistent
Dans ce contexte, le Crédit Foncier a dressé la liste des villes qui résistent le mieux à la crise. Une centaine d'agglomérations sont classées de A (excellent) à D (médiocre) selon des critères expliqués le 24 mars dans l'édition en ligne de l'Expansion : « le dynamisme démographique, l'attractivité du territoire, la qualité du parc immobilier et l'aménagement territorial ». La carte est dessinée dans les Échos du lendemain, « les plus résistantes [...] figurant, schématiquement, sur un arc périphérique allant de la Bretagne à la région Rhône-Alpes (Nantes, Caen, Toulouse, Lyon, Nice... ainsi que Strasbourg) ». Enfin, compte tenu de la pénurie de logements, estimée à 1,7 million, la banque exclut tout risque de krach.
USA : le bout du tunnel ?
Pour la première fois depuis des mois, des statistiques immobilières récentes indiquent peut-être un début d'embellie aux États-Unis. Ainsi, selon les chiffres de l'Association américaine des agents immobiliers (NAR), les ventes de logements anciens ont rebondi de 5,1% en février. Comme le souligne Investir.fr le 23 mars, il s'agit de la « plus forte progression depuis juillet 2003, après un repli de 5,3% un mois plus tôt ». Autre signe encourageant évoqué le même jour par le site Internet du Nouvel Observateur, le prix médian en février est [...] en légère hausse par rapport à janvier. » Il avait alors, il est vrai, atteint son plus bas niveau depuis septembre 2002.Un dernier élément, mis en avant par le Figaro du 26 mars, devrait avoir des conséquences positives : à 4,85%, « le taux moyen pour un crédit immobilier à taux fixe sur 30 ans aux États-Unis est à son plus bas depuis 1971 ». Reste que 3.800.000 logements anciens sont encore à vendre.
Suite (+)Seniors : et pourquoi ne pas déménager ?
Seniors : et pourquoi ne pas déménager ?
Les seniors sont « curieux et intéressés par de nouvelles expériences d'habitat ». C'est ce qui ressort d'une enquête menée récemment par l'institut Ipsos*.
Principal enseignement de ce sondage IPSOS, près du tiers (31%) des Français actifs envisagent de déménager une fois arrivés à l'âge de la retraite. Mais, comme le souligne la République du Centre, ils « veulent surtout habiter à proximité de leur famille et de leurs amis (47%), surtout lorsqu'ils sont âgés d'au moins 70 ans (52%) ». L'aspect pratique du logement et le climat de la région constituent les deux autres critères les plus importants. D'autre part, pour le magazine Pleine Vie, qui a commandé l'enquête, « comme le reste des Français, les seniors plébiscitent le statut de propriétaire (84%). Ils expriment par ailleurs leur préférence pour le neuf (57% contre 32% pour l'ancien), ainsi que pour un logement hors lotissement (70% contre 25% pour un logement en lotissement). »
Crédits : la demande redémarre
France Soir l'affirme, « la demande de prêts immobiliers a bondi en février, avec une augmentation de 66,9 % par rapport à décembre 2008 ». Dans sa version en ligne, l'Express refuse pourtant de se réjouir trop vite. Selon le magazine, « la plupart des Français, confrontés à la crise et parfois au chômage des proches, hésitent plus que jamais à s'engager sur une longue période. Tandis que les banquiers - quoique moins rigides qu'à l'automne dernier - restent vigilants, exigeant, par exemple, de vrais apports. » Pour le Parisien, cependant, pas de doute : l'immobilier reprend des couleurs. « Les professionnels réunis au Salon de l'immobilier enregistrent un léger mieux [...] Le PTZ, conjugué à la baisse des taux, permet à une clientèle exclue de revenir dans la boucle ».
Les détecteurs ont fait long feu
Le Conseil constitutionnel a censuré six articles de la loi Boutin sur le logement. Parmi eux, l'article 115, faisant obligation d'installer des détecteurs de fumée dans les habitations. En effet, comme l'explique le Monde, « le Conseil a estimé que cet article nouveau était dépourvu de tout lien avec le projet de loi ». Il n'avait donc pas à y figurer. Le Moniteur rappelle que « dans les années quatre-vingt, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, les Pays-Bas, les pays scandinaves et la Belgique ont légiféré pour rendre les détecteurs de fumée obligatoires » , entraînant une baisse de 50 à 70% de la mortalité due à des incendies dans les logements. En France, 800 personnes meurent chaque année dans ces conditions.
*sondage IPSOS pour Pleine Vie / Les Seigneuriales réalisé par téléphone du 16 au 17 janvier 2009, sur un échantillon national de 798 personnes, âgées de 50 ans et plus, représentatives de la population française.
Suite (+)Crédit relais : les banques s'engagent
Crédit relais : les banques s'engagent
À l'issue d'une rencontre avec la ministre de l'Économie, les banques ont pris plusieurs engagements destinés à soutenir le marché de l'immobilier.
Elles ont ainsi renouvelé la promesse faite en octobre dernier, détaillée par la Fédération bancaire française (FBF) dans le Figaro du 4 mars : « si, pour faciliter le dénouement d'une opération immobilière, un accord aboutit à un allongement de la durée initiale, cette opération se fera sans pénalités à la charge du client.» Chaque agence bancaire désignera également un interlocuteur plus spécialement chargé de régler les difficultés liées aux crédits relais. L'Association française des usagers des banques (Afub) peint cependant un tableau moins idyllique dans les Echos du 6 mars : « Les banques accordent rarement un report d'échéances à leurs clients. Et lorsqu'elles le font, elles ont tendance à majorer le taux du crédit de 1 à 1,5%, ce qui surenchérit le financement. »
Loi Scellier : les plafonds fixés
Les plafonds de loyers imposés pour pouvoir bénéficier du nouveau dispositif de défiscalisation entré en vigueur au 1er janvier dernier sont désormais connus. Ils sont compris entre 12,31 € et 21,65 € par mètre carré selon la zone d'implantation du logement. Et, comme le souligne Challenge.fr, « La simplicité de ce dispositif a tout de suite séduit les épargnants. D'abord, parce qu'il s'agit d'une réduction d'impôt, facile à évaluer. » Autre singularité mise en avant par le Monde, « qu'ils soient fortement ou faiblement imposés, tous les investisseurs bénéficient d'un traitement fiscal égal. [...] Avec la loi Scellier, la notion de tranche marginale d'imposition n'est plus un critère de choix ». L'article s'achève tout de même sur un constat : « Cette mesure n'est pas adaptée à tous. Elle n'intéresse que les ménages payant au moins 5000 euros d'impôts par an ».
Comme dans la chanson
La Cour d'Appel de Versailles a condamné une femme âgée de 74 ans parce qu'elle donnait trop à manger aux pigeons de sa résidence de Saint Cloud (92). Selon son bailleur, cité par Batiactu, « l'afflux est considérable sur le secteur et les balcons voisins. Ce n'est pas acceptable au niveau de l'hygiène ». L'arrêt de la Cour d'Appel estime donc qu'il y a « «un manquement de la locataire à son obligation d'usage paisible des lieux». Son bail a été résilié. Une solution de relogement doit tout de même être trouvée.
Suite (+)Ecoprêt, pour des travaux écolos
Ecoprêt, pour des travaux écolos
Mesure phare du Grenelle de l'environnement, l'écoprêt vient d'être porté sur les fonts baptismaux. Objectif ? La réduction de 38% de la consommation d'énergie des bâtiments d'ici 2010.
Opérationnel depuis le 26 février, le Plan Bâtiment s'accompagne de la signature d'une « charte sur la mise en oeuvre de l'écoprêt à taux zéro ». Le Moniteur.fr rapporte que les signataires - professionnels, banques et État - s'engagent « à tout mettre en oeuvre pour assurer le succès de ce nouveau prêt ».
Réservé aux résidences principales des particuliers, ce dispositif, d'une durée de 10 ans pouvant être portée à 15 ans par l'organisme prêteur, financera des travaux « permettant une amélioration très sensible de l'efficacité énergétique du logement », d'un montant maximal de 30.000 euros. Ouest-France.fr précise que les travaux doivent être entrepris dans les deux ans de l'obtention de l'accord de prêt.
Les Echos.fr, après avoir souligné « les retards à l'allumage » du nouveau dispositif, évoquent une mise en oeuvre effective au 1er avril, « le décret d'application [étant] actuellement en cours d'examen par le Conseil d'État ».
Valeurs locatives, une révision tous les six ans
Parmi les propositions du comité de réforme des collectivités locales, présidé par Édouard Balladur, figure la révision des valeurs locatives. Ces dernières continuent de « déterminer le niveau des impôts locaux sans lien avec la valeur économique gagnée, ou perdue, de chaque quartier », rappellent les Echos.fr. Le Comité Balladur propose de réviser les bases foncières des impôts directs locaux et de « prévoir leur actualisation tous les six ans ».
Le courrier des maires précise que la révision se « fonderait sur des valeurs locatives administrées qui tiennent compte du marché immobilier, et non sur la valeur vénale ». De son côté, le Nouvel Obs.com rappelle que ce rapport ne sera remis officiellement à Nicolas Sarkozy que le 5 mars.
Les centrales du Capitole
Avant la fin de l'année, les deux centrales à charbon du Capitole vont laisser la place au gaz naturel, « combustible moins polluant ». Batiactu rapporte la demande en ce sens de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants. Pour la démocrate, « cette étape majeure vers l'assainissement des émissions de la centrale du Capitole serait une importante manifestation de la volonté du Congrès de faire face au défi du réchauffement climatique ».
Suite (+)Taux d'intérêt : la baisse se confirme
Taux d'intérêt : la baisse se confirme
Amorcé en novembre dernier, le mouvement de baisse des taux d'intérêt des prêts immobiliers se confirme. Mais des disparités régionales demeurent.
S'appuyant sur les chiffres du courtier en ligne Empruntis.com, journaux et magazines arrivent à la même conclusion, chiffrée par les Echos : « A 20 ans, [le taux moyen] passe à 4,70% au 16 février, soit un recul de -0,15% par rapport à janvier. C'est beaucoup mieux qu'[...]en octobre 2008, avec un taux d'intérêt moyen sur 20 ans qui atteignait alors son plus haut annuel à 5,40% ». Cette évolution, remarque Challenges.fr, a « resolvabilisé » une partie des ménages : « Sur 100 dossiers finançables en janvier 2007, seuls 78 l'étaient encore en octobre 2008 pour 91 en février 2009 ». Capital.fr émet cependant un bémol : des écarts importants demeurent selon les régions et les durées. Ainsi, « avec des taux moyens de 4,85% sur 20 ans, le Nord reste encore la région où les taux sont les plus élevés. A contrario, le sud-ouest et l'est de la France comptent toujours parmi les zones géographiques les plus attractives : avec des taux de 4,65% sur la même durée. »
Chère capitale
Le loyer des Parisiens représente 34% de leurs revenus, contre 20% ailleurs en France. C'est ce qui ressort d'une enquête de l'Adil 75 (Association départementale d'information sur le logement). Ce sont les personnes âgées qui éprouvent le plus de difficultés, écrit le Figaro : « Les seniors sont confrontés à une baisse de leurs revenus à l'âge de la retraite. Ils doivent en outre faire face à des charges financières de logement inchangées (...) Et 17% acquittent un loyer qui dépasse 45 % de leurs revenus ». Mais les jeunes peinent également à trouver des loyers en rapport avec leur budget. D'où une tendance notée par les Échos : « Pour alléger leur poste consacré au logement, nombre de candidats à la location, et en particulier de jeunes, ont tendance à privilégier la colocation. Le mouvement commence même à se développer auprès de personnes mures, voire de seniors encore valides. »
Un sur 20
2,5 millions de Français, qui avaient un logement personnel en 2006, déclarent en avoir déjà été privés par le passé. Soit 5% de la population âgée de 15 ans et plus. Le chiffre est extrait d'une enquête Logement de l'Insee, menée en 2006 sur un échantillon de 37.000 ménages. La République du Centre constate que « les Français qui se sont déjà retrouvés sans logement personnel sont majoritairement des employés ou des ouvriers (65%), des hommes (52%) ou des personnes d'âge moyen (49%) ». Viva Presse souligne que ces personnes restent vulnérables : « 35 % d'entre [elles] ont éprouvé des difficultés à payer le loyer ou les charges au cours des deux dernières années, un taux double de ceux qui ont toujours eu un logement personnel. Et 17 % ont un ou des impayés de loyer ».
Suite (+)Loi Boutin : la dernière ligne droite
Loi Boutin : la dernière ligne droite
Voté par les députés la semaine dernière, le projet de loi sur le logement doit être définitivement adopté ce 17 février en commission mixte paritaire. D'ultimes modifications ont été ajoutées au texte.
Comme le remarquent les Echos dans leur édition du 11, « certains points controversés pourront encore être modifiés, mais globalement les amendements votés à l'Assemblée ne prêtent pas à contestation ». De nombreuses mesures touchent au logement social. D'autres, plus générales, concernent aussi bien les locataires que les propriétaires. Ainsi, explique Capital.fr le même jour, « désormais un juge pourra ordonner une expulsion dans un délai d'un an, contre trois ans auparavant. Objectif : rassurer les propriétaires qui sont confrontés à des problèmes d'impayés ». Sur son site Internet, le Nouvel Obs évoque une autre ambition du texte : « permettre aux classes modestes et moyennes d'accéder au logement. Ainsi, le dispositif de la maison à 15 euros par jour sera étendu aux appartements. »
Détecteurs de fumée
Autre disposition du projet de loi abondamment évoquée par la presse, l'obligation d'équiper tous les logements de détecteurs de fumée dans un délai de cinq ans.
Au passage, l'Union de Reims rappelle quelques chiffres impressionnants : « un incendie se produit toutes les deux minutes ; au cours de son existence, 1 Français sur 3 sera victime d'un incendie ; le nombre de décès admis [est] d'environ 800 morts [par an], dont 80 à 90 % dans des feux d'habitation. » Dans Libération, la Fédération nationale des sapeurs pompiers salue donc l'initiative : « Quand on sait que 70% des feux meurtriers d'habitations ont lieu la nuit, la sonnerie d'un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) pourrait sauver de nombreuses vies. » C'est a priori l'occupant du logement, qu'il en soit propriétaire ou locataire, qui devra débourser les quelques dizaines d'euros que coûte un détecteur.
Photovoltaïque : performances bientôt certifiées
À l'heure où les capteurs photovoltaïques sont en plein essor, une filière de certification de leurs performances va voir le jour pour aider les utilisateurs à s'y retrouver. Pierre Carlotti, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), détaille dans Batiactu le contenu de la certification, qui portera « notamment sur l'établissement de normes en matière de vieillissement et de performances électriques des capteurs ». La filière doit être opérationnelle en 2010.
Suite (+)Certifiée rénovée
Certifiée rénovée
Céquami, organisme de certification de la qualité des maisons individuelles, vient de lancer un projet de certification destinée aux maisons rénovées.
Comme le rappelle leMoniteur.fr, avec plus de 13 millions en France, « le secteur de la rénovation des maisons individuelles est particulièrement visé par les aides financières programmées par l'Etat [...] Mais comment s'assurer du bon emploi de cette manne financière dans un secteur où moins de 10% des logements atteignent, après travaux, un niveau de performance énergétique exemplaire ? » Batiactu nous donne la réponse : concevoir une certification qui prendra en compte trois critères : « l'organisation du professionnel, la qualité des services et la qualité technique des maisons rénovées, avec un contrôle continu des travaux et de la performance énergétique finale. » La phase expérimentale vient de débuter, pour aboutir à un référentiel opérationnel en septembre prochain.
Personnes âgées en difficultés
Dans son rapport 2009, la Fondation Abbé Pierre attire l'attention sur la situation des personnes âgées. Patrick Doutreligne, le délégué général de la Fondation s'en explique dans le Figaro : « On s'est rendu compte que plus de 600.000 personnes âgées vivent avec le minimum vieillesse qui est de 600 euros par mois, soit en dessous du seuil de pauvreté. » Pour Joachim Soares, directeur de l'espace Solidarité Habitat à la Fondation interrogé par l'Expansion.com, « il faut absolument mettre la priorité sur la construction de logements sociaux. Sur les 420.000 logements bâtis en 2007, seuls 25% sont des logements à loyers accessibles. » Le rapport chiffre à 3,5 millions le nombre de Français mal logés. Plus de 6,5 millions d'individus sont par ailleurs en situation de précarité.
Le PEL reprend des couleurs
La baisse de la rémunération des livrets A, passée de 4% à 2,5%, a une conséquence indirecte qui n'a pas échappé aux Échos : « Rémunéré à 2,50% ou à 3,50% sur quatre ans, selon que l'on utilise ou pas ses droits à prêt, le plan d'épargne logement (PEL) est redevenu attractif ». D'autant que, comme le souligne le quotidien économique, à ce rendement pendant les quatre à dix ans de la phase d'épargne, le PEL ajoute la possibilité de souscrire un prêt immobilier au taux de 4,20%, hors assurance, à la sortie.
Suite (+)Crédits immobiliers : montants et taux en baisse
Crédits immobiliers : montants et taux en baisse
Le montant des prêts immobiliers accordés l'an dernier aux ménages français a fortement diminué. Et les prévisions pour cette année ne sont pas plus favorables.
Selon le baromètre trimestriel du Crédit logement, un organisme de cautionnement, cité par le Monde, « L'année s'achève sur un total de 140 milliards d'euros de nouveaux crédits immobiliers distribués, contre 170,2 milliards d'euros, en 2007, soit un repli de 17,8 % ». Les Echos soulignent un autre chiffre : en janvier, le retournement du marché du crédit atteint 40% en un an. Le quotidien économique trouve cependant des raisons d'espérer : « Pour la première fois depuis deux ans, les taux d'intérêt des crédits ont amorcé en décembre une baisse de 16 points de base pour retomber sous la barre des 5 %. Cet infléchissement qui s'est confirmé en janvier à 4,81 % (- 18 points) n'a pas de raison de s'interrompre dans l'immédiat. » Selon le journal, les taux devraient ainsi redescendre à 4,5% au printemps.
Catastrophe naturelle
Au lendemain de la tempête qui a dévasté le Sud-Ouest, les pouvoirs publics ont annoncé que l'état de catastrophe naturelle serait déclaré le plus rapidement possible et probablement d'ici une huitaine de jours. Toutefois, ajoute l'Expansion.com, « les contrats d'assurance [couvrent] des dégâts causés par la tempête comme le vent, mais pas ceux provoqués par l'action des vagues ou les coulées de boues ». De leur côté, les assureurs promettent de traiter les dossiers au plus vite. Cité par le Figaro, le directeur des assurances dommages de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurance) estime la facture à plusieurs centaines de millions d'euros, parce que « la plupart des dommages ont été causés par la chute d'arbres sur les maisons et les voitures dans 13 à 14 départements, ce qui occasionne nécessairement de gros dégâts ».
Conteneur, sweet conteneur
De nombreux journaux reviennent également sur la proposition de loger des étudiants du Havre dans des conteneurs. Aussi surprenante soit-elle, Batiactu constate que l'idée n'est pas nouvelle : « Il s'agirait donc de bâtir, comme à Amsterdam, une cité universitaire faite de plusieurs rangées de containers empilés les uns sur les autres. Véritable village, la cité U d'Amsterdam héberge 1.250 étudiants et comprend un petit supermarché. » Le Parisien s'est même déjà chargé de l'annonce immobilière : « Il s'agit de conteneurs d'une surface habitable de 27 m2 et empilés sur trois à cinq étages. Confortables, ils disposent d'un parquet, d'une salle de bains, du chauffage, d'un système de ventilation, de fenêtres et même d'un balcon. » La durée de viede ces « logements » est estimée à 60 ans. Le loyer mensuel sera d'environ 300 €, incluant l'eau, l'électricité et le wi-fi.
Suite (+)Très haut débit : coup d'accélérateur à venir
Très haut débit : coup d'accélérateur à venir
De nouvelles mesures vont faciliter le déploiement du très haut débit, grâce à l'expérimentation du futur réseau d'Internet par fibre optique.
Principale disposition de la Loi de modernisation de l'économie (LME), révélée par le Moniteur du 20 janvier, « à partir de 2010, tous les immeubles déjà existants de plus de 25 logements et tous les nouveaux projets de construction devront intégrer des réseaux de communication en fibre optique ». Pour réduire la fracture numérique entre les ménages français, le texte instaure également un droit au très haut débit : le propriétaire d'un immeuble ne pourra plus s'opposer à ce qu'un occupant soit raccordé à un tel réseau. Comme le souligne le même jour l'édition en ligne de l'Expansion, « jusqu'ici le déploiement de la fibre optique était en panne en France, les opérateurs n'étant pas d'accord sur la manière de procéder sur la partie terminale ». Un accord a donc été trouvé. À l'heure actuelle, en nombre d'abonnés au haut débit pour 100 habitants, une étude de l'OCDE place la France au 13ème rang mondial, devant l'Allemagne et les États-Unis.
Paris : analyses contradictoires
L'évolution de l'immobilier dans la capitale semble diviser les observateurs. Ainsi, Capital.fr l'affirme le 22 janvier, l'immobilier parisien est rattrapé par la crise : selon le site économique, « resserrement des conditions de crédit, attentisme des acheteurs, perte de pouvoir d'achat des ménages du fait de l'aggravation de la crise économique... » n'épargnent plus la capitale. Pourtant, au même moment, le Point ne craint pas de prétendre dans son édition en ligne que « Paris résistera mieux au recul des prix de l'immobilier ». En effet, « face à une demande d'accession à la propriété qui reste très forte à Paris et dans sa proche banlieue, l'offre de logements est globalement beaucoup trop faible [...et] les prix resteront structurellement orientés à la hausse ». Finalement, c'est l'Express.fr qui résume le mieux l'incertitude ambiante dans un titre révélateur : « Immobilier à Paris, ça monte ou ça baisse? »
L'annus horribilis des promoteurs
Pour les promoteurs immobiliers, en revanche, pas de doute, 2008 aura été une année noire. Leurs ventes « devraient être comprises entre 75.000 et 78.000 logements en 2008 contre 127.400 en 2007, soit une baisse historique de 40% » écrivent ainsi les Echos, qui citent le patron de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC). Pour Jean-François Gabilla, également interrogé par Batiactu, les causes de la déprime sont à trouver outre-Atlantique : « La chute est beaucoup plus forte que prévu, car personne n'avait envisagé les conséquences de la crise des subprimes ».
Suite (+)Crédit d'impôt : le vert est mis
Crédit d'impôt : le vert est mis
Les acheteurs de logements neufs ne bénéficieront bientôt plus de la déduction des intérêts d'emprunt que si leur bien respecte les normes énergétiques en vigueur.
C'est l'une des nouveautés de la loi de Finances pour 2009, sur laquelle reviennent les Echos du 12 janvier. Instauré à l'été 2007, le crédit d'impôt lié à l'acquisition de sa résidence principale n'était lié à aucune condition. Une nouvelle disposition, qui entrera en vigueur avant la fin de l'année, le limitera pour les logements neufs « aux seuls biens qui respectent la norme environnementale en vigueur ». L'une des mesures phares de la loi Tepa prend d'ailleurs une teinte résolument verte puisque, comme le souligne le quotidien économique,le nouveau texte « prévoit des avantages supplémentaires pour les contribuables qui acquièrent un logement neuf répondant à la norme bâtiment basse consommation (BBC) ». Dans un premier temps, ce dernier point ne coûtera pas grand chose aux pouvoirs publics : seuls 500 logements de ce type sont construits chaque année en France !
Taux en baisse
Tous les journaux reviennent également sur la baisse du taux directeur de la Banque centrale européenne, ramené à 2%, son plancher historique, alors qu'il était encore à 4,25% début octobre 2008. Mais, pour le Figaro du 15 janvier, « la Banque centrale européenne ne pouvait qu'assouplir sa politique [...] au vu d'une inflation qui est assagie et de la récession qui se propage en zone euro ». Jean-Claude Trichet, son président, a du reste laissé entendre qu'une nouvelle baisse pourrait intervenir en mars.
Vive les villes... du Sud
Les derniers chiffres de l'Insee sur la population française sont également abondamment commentés. L'expansion.com nous révèle ainsi, le 13 janvier, que « la France comptait 64,3 millions d'habitants au 1er janvier 2009, en progression de 366.500 personnes en un an. » Cette augmentation, souligne Batiactu, profite surtout aux grandes villes : « c'est à Toulouse que cette évolution est la plus forte (+12% d'augmentation) devant, dans l'ordre, Montpellier, Avignon, Bordeaux et Nice. »
Suite (+)Affaires de chiffres
Affaires de chiffres
Amorcée l'an dernier, la baisse des prix de l'immobilier devrait se poursuivre en 2009. Mais pas de manière uniforme.
« Quel est le vrai prix de votre logement ? » Sous ce titre, les Echos rappellent, dans leur édition du 9 janvier, l'importance que retrouvent en période de tassement du marché la justesse d'une estimation et l'expertise d'un professionnel. Car désormais, comme le souligne le quotidien économique, « il n'est plus question de se lancer dans des estimations hasardeuses et de mettre en vente un bien à n'importe quel prix. Le risque est grand de ne pas concrétiser la transaction avant longtemps. » Les Echos rappellent donc les critères principaux qui font la valeur d'un logement : « la localisation, la proximité des transports, des commerces, des écoles, la situation dans l'immeuble, l'état du logement, les prestations ».
Baisse attendue
Reste que les professionnels sont unanimes : la baisse entamée au deuxième semestre 2008 devrait se poursuivre cette année. Citée par le Figaro du 6 janvier, l'estimation de la FNAIM se situe entre 5% et 8%. Pour les explications, le quotidien donne la parole à Henri Buzy-Cazaux, le délégué général de la fédération, pour qui les banques bloquent le marché : « Elles ne respectent pas les baisses des taux d'intérêt. C'est le coeur du problème. Les taux des crédits immobiliers vont passer en dessous de 5% mais il faudrait qu'ils se rapprochent des 4% ». On se console toutefois à la lecture du Monde du même jour, qui rappelle que la France est loin d'être le pays le plus touché. « Le reflux de l'immobilier est avéré dans treize des trente pays membres de l'OCDE. Au Royaume-Uni, les prix ont chuté de 16,2 % en 2008 ; en Espagne, ils devraient perdre 25 % d'ici à 2011, selon la banque espagnole BBVA. Aux Etats-Unis, l'indice immobilier de Standard &Poor's/Case-Schiller, qui porte sur vingt villes américaines, indique une chute de 26 % depuis 2006 ».
Jusqu'à quand ?
C'est la question à laquelle tente de répondre l'Express dans son édition en ligne. « L'ensemble des professionnels estiment que le premier trimestre - semestre ? - sera catastrophique, quoi qu'il arrive [...] Mais ensuite ? Plusieurs scénarios de fin de crise sont envisagés. » Les plus optimistes envisagent une amélioration dès l'été ou l'automne. D'autres ne la voient pas intervenir avant 2010, voire 2012. En attendant, le site de l'hebdomadaire se permet un conseil : « Cette morosité ambiante ne doit pourtant pas totalement décourager les acquéreurs. » C'est peut-être, au contraire, le moment de réaliser de bonnes affaires.
Suite (+)Electricité : diagnostic obligatoire
Electricité : diagnostic obligatoire
Depuis le 1er janvier, un diagnostic électrique est obligatoire pour toutes les ventes de logements dont l'installation intérieure a plus de quinze ans.
Réalisé sur les équipements fixes situés en aval du disjoncteur, ce contrôle de sécurité électrique portera, nous révèlent les Echos du 1er janvier, « sur 89 points de contrôle (coupure d'urgence, prise de terre, dispositifs différentiels, protection contre les surintensités, respect des zones de sécurité dans les salles de bain, etc.) dans le but de déceler les défauts susceptibles de compromettre la sécurité des occupants ». Chaque année, des installations électriques défaillantes sont en effet à l'origine de 80.000 incendies et de 100 morts par électrocution. « Pour être valable, ajoute Capital.fr, l'expertise devra être réalisée par un opérateur certifié [...] et datée de moins de trois ans. Faute de quoi le vendeur pourra être tenu comme responsable en cas de problèmes ultérieurs ». 25 millions d'habitations sont concernées par la mesure.
Les nouveautés de l'immobilier
Dans son édition du 31 décembre, le Figaro revient sur tout ce qui a changé dans l'immobilier en 2008. Le quotidien rappelle ainsi la mise en place d' « un nouvel indice de révision des loyers, des étiquettes énergétiques sur les annonces immobilières[...], le montant du dépôt de garantie réduit à un mois » ou les grandes lignes du « plan de soutien à l'immobilier ». Deux jours plus tôt, l'Expansion.com préférait s'intéresser à ce qui va changer en 2009. Le site économique évoquait l'extension du prêt à taux zéro à partir du 15 janvier et la modification du soutien à l'investissement locatif : l'acquisition ou la réhabilitation d'un logement neuf en vue d'une location, donne désormais droit à une réduction d'impôt étalée sur neuf ans. « Le taux sera de 25% du prix de l'habitation en 2009 et 2010, puis de 20% en 2011 et 2012. La réduction ne s'appliquera que sur la partie du prix de revient inférieure à 300.000 euros et sera limitée à une acquisition par an. »
Mauvais joueurs
« Les banques profitent de la confusion actuelle pour augmenter leurs marges et rejeter les dossiers [de crédits immobiliers] présentant le moindre risque ». C'est, en tout cas ce qu'affirme l'Institut national de la consommation, dans son mensuel de janvier. Repris par le Moniteur, le 30 décembre, l'INC conclut « si les banques persistent à ne pas appliquer la tendance baissière des taux comme cela semble ê le cas, elles pourront légitimement être tenues responsables d'avoir coupé les vannes du crédit, menaçant d'une grave crise les filières de l'immobilier et du bâtiment. »
Suite (+)Accéder aux archives :
Revues de presse 2008
Revues de presse 2007









